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Assemblée nationale: Muyaya dévoile les différentes réformes initiées dans son secteur

La machine du contrôle parlementaire à l’Assemblée nationale tourne à merveille. Le lundi 19 mai dernier, c’était le tour du ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, de répondre aux questions de la Commission Aménagement du territoire, Infrastructures et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, ATI-NTIC de l’Assemblée nationale sur la gestion des entreprises sous sa tutelle, notamment la RTNC, le RENATELSAT et l’ACP, sans oublier toutes les autres préoccupations des élus concernant le fonctionnement général de son secteur. Il nous revient que, fort de sa longue expérience accumulée durant plusieurs années passées dans le secteur des médias, l’initiateur du nouveau narratif a la maîtrise de toutes les réalités de ce dernier.

À ce titre, le ministre Patrick Muyaya a éclairé la lanterne de cette Commission par des réponses appropriées, basées sur des exemples concrets. «Je crois que c’était un exercice parlementaire que nous avions commencé il y a quelques semaines. Une audition parce que les députés de la Commission Aménagement du territoire avaient des préoccupations concernant les entreprises sous ma tutelle, notamment la RTNC, le RENATELSAT et l’ACP, mais aussi des préoccupations sur le fonctionnement général du secteur de la communication», a-t-il précisé.

Et le ministre d’ajouter: «nous avions apporté des éléments de réponse dans un exercice précédent et, aujourd’hui, nous sommes venus finaliser parce qu’il y avait d’autres préoccupations qui ont été soulevées. Nous avons apporté des réponses en expliquant notamment notre vision, en tout cas portée par le Président de la République, d’abord celle d’assainir le secteur des médias», a indiqué le ministre Patrick Muyaya, poursuivant ses réponses face à la presse parlementaire.

«Nous avons, à ce propos, une nouvelle loi depuis le 13 mars 2023 qu’on a baptisée la Loi Muyaya, qui est venue après 26 ans pour transformer le secteur parce qu’elle reconnaît l’existence de certains autres acteurs qui sont apparus et qui ont fait un pas vers la dépénalisation, qui est toujours voulue et réclamée par des journalistes, premièrement», a-t-il expliqué.

Parmi ses éléments de réponse, le ministre Muyaya a également évoqué les différentes réformes qu’il a initiées dans son secteur, notamment la modernisation des équipements de la Direction générale de la Radio-télévision nationale congolaise -RTNC- à Kinshasa et la digitalisation de l’Agence congolaise de presse -ACP.

«Nous avons commencé un travail de modernisation des médias publics. Aujourd’hui, lorsque vous regardez la télévision nationale, vous pouvez constater qu’il y a un effort qui est fait en termes de qualité. Mais on ne s’arrête pas là, parce que nous devons continuer à moderniser la télévision nationale. Ce n’est pas seulement Kinshasa, mais c’est aussi les 26 provinces. Aussi, dans cette optique que nous travaillons, qui dit télévision nationale dit RENATELSAT, parce que c’est le canal qui permet la transmission par satellite, notamment à l’intérieur du pays. De ce côté-là aussi, il y a un travail que nous avons commencé. Il y a l’Agence congolaise de presse qui est le réservoir de toutes les informations officielles de la RTNC. Aujourd’hui, lorsque vous regardez la présence de l’ACP sur les réseaux sociaux, notamment avec des parties vidéo, c’est illustratif des efforts de modernisation. Ce sont des actions que nous avons commencées, mais qui sont, à mon avis, encore embryonnaires parce que cela doit toucher tous les coins de la République démocratique du Congo», a insisté le ministre de la Communication.

Quid de la redevance tant attendue par les agents? À en croire le ministre de la Communication et Médias, cette question le préoccupe au plus haut point. Il estime que cette taxe apportera un nouveau souffle à la RTNC, qui est le vecteur de l’unité et de la cohésion nationales. Le patron des médias en RD-Congo a également fait part aux députés membres de l’ATI-NTIC de la détermination de son ministère à trouver des solutions concrètes pour le bonheur du personnel de la RTNC, sans oublier les responsables des télédistributeurs.

«Nous avons eu l’occasion d’expliquer les efforts que nous faisons pour la collecte de la redevance, qui est un instrument de parafiscalité qui doit nous permettre de financer, notamment la télévision nationale. Nous avons fait le point de l’évolution. Nous sommes en phase de conclure avec les télédistributeurs, mais il y a encore d’autres actes générateurs. Nous ne pouvons pas, véritablement, en prendre pour le moment parce que cela nécessite des campagnes de communication pour une meilleure compréhension de tous», a-t-il fait savoir.

Dans le souci d’entretenir en permanence l’image du pays en interne et à l’externe, le ministre de la Communication et Médias a sollicité l’appui des députés nationaux pour que le gouvernement alloue un budget supplémentaire à la RTNC, chaîne de télévision qui est censée présenter au monde le travail et les efforts des élus du peuple au quotidien. Patrick Muyaya estime que cette chaîne est un bon allié pour la bonne image de la RD-Congo.

«Nous avons eu aussi l’occasion de résumer notre stratégie de communication, à l’international comme au plan national, qui repose sur une vigilance. Parce qu’il ne faut pas oublier que nous sommes encore dans un contexte de guerre. Même si nous sommes sur la table des négociations, il faut considérer que nous devons être vigilants jusqu’au départ du dernier soldat rwandais. Le discours que nous avons toujours porté, c’est un discours qui est basé sur la vérité, parce que nous pensons que les RD-Congolais, aujourd’hui, sont victimes d’une guerre injuste. Cette guerre nécessite de tous les RD-Congolais la même compréhension, parce que ce n’est pas la guerre du président ni du gouvernement, mais c’est la guerre de nous tous», a ajouté le porte-parole du gouvernement.

«Je pense que les honorables députés ont plutôt compris tous ces éléments. Évidemment, il y a encore d’autres sujets. On ne pouvait pas tout épuiser, mais l’essentiel, c’est que nous avons donné les éléments qui ont permis aux députés d’être mieux informés sur la situation du secteur de la communication et des médias, mais aussi celle des entreprises sous tutelle», a-t-il conclu. Comme pour dire: «l’espoir est là».

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