
Le Cardinal Fridolin Ambongo s’est rendu, mercredi 9 avril 2025, au chevet des victimes des récentes inondations au quartier Ndanu, l’un des quartiers les plus dévastés de la capitale de la RD-Congo. Cette initiative s’inscrit dans une série de visites destinées à évaluer les dégâts, à réconforter les sinistrés et, surtout, à interpeller les autorités RD-congolaises sur l’urgence d’une réponse coordonnée. Accompagné de membres de la Communauté catholique et de volontaires, le Pasteur d’église a d’abord visité une paroisse locale submergée par les eaux et les stigmates de la catastrophe y sont encore visibles: murs effrités, des mobiliers endommagé, boue persistante.
La visite s’est poursuivie dans les ruelles inondées de ce quartier, où des habitations ont été partiellement ou totalement détruites. Sur place, le prélat s’est entretenu avec des familles encore présentes sur le lieu et qui ont tout perdu, écoutant leurs récits avec émotion. Cette visite a été saluée par les habitants, qui y voient un geste fort d’un leader spirituel engagé. Cependant, beaucoup espèrent que cette mobilisation fera bouger les lignes au niveau politique pour une meilleure prévention afin d’éviter de nouvelles tragédies.
Le bilan humain des conséquences de ces pluies diluviennes s’est alourdi, passant de 33 à 43 décès, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, publié le mardi 8 avril 2025. «La situation se présente de la manière suivante: le nombre de sinistrés hébergés dans les différents sites d’accueil officiels s’élève à 2 956 personnes, tandis que le nombre de décès est de 43. Par ailleurs, 46 personnes sont hospitalisées», précise le communiqué. Les autorités affirment que des «travaux de réparations» sont en cours afin de rétablir les «infrastructures essentielles» endommagées par les intempéries, notamment les réseaux d’eau et d’électricité. Les dernières prévisions météorologiques signalent que les intempéries vont se poursuivre, prévient encore le ministère. Il invite la population à rester «extrêmement vigilante», notamment dans certaines zones jugées à haut risque.
Hénoc AKANO
