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Kinshasa: Kipulu restitue les recommandations de la table ronde de l’EFTP aux ambassadeurs de l’Union africaine

La ministre de la Formation professionnelle et métiers, Antoinette Kipulu Kabenga, a restitué, vendredi 1er décembre dernier, en la salle de réunion du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, les recommandations issues de la première table ronde des ministres africains de l’Enseignement et formation techniques et professionnels, organisée à Kinshasa par le gouvernement RD-congolais à travers son ministère.

Premier à prendre la parole en sa qualité de superviseur de cette séance de restitution, le vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a souligné que cette première table ronde a eu un écho retentissant et favorable qui oblige la RD-Congo de poursuivre cet élan afin d’aider, à travers le réseau créé à l’issue de ces assises, en l’occurrence le réseau africain de qualification et de certification, les pays africains à bâtir des systèmes cohérents et efficaces de l’enseignement et formation techniques et professionnels. Il a remercié les représentants des pays ayant activement participé à cette table ronde ainsi que ceux qui ont adhéré à l’ingénieuse idée de mettre en place ce réseau d’intérêts communs pour accélérer la réalisation des objectifs fixés.

Pour sa part, la ministre de la Formation professionnelle et métiers, Antoinette Kipulu, présidente de ce réseau, a d’abord fait part des enjeux qui ont dicté l’organisation de ces assises afin de mobiliser ensemble les énergies pour parvenir au bien-être des populations africaines en général et de la jeunesse africaine en particulier. Ensuite, elle a rassuré que ce réseau dont les jalons ont été posés lors de cette table ronde de Kinshasa, bénéficie de l’engagement d’un grand nombre de pays, avec le soutien politique notable de la Commission de l’Union africaine. Ce, avant d’énumérer les quelques recommandations assorties de cette première table ronde.

Entre autres inviter les États membres et la Commission de l’Union africaine à tirer parti des potentialités et de bonnes pratiques de l’enseignement et la formation techniques et professionnels pour l’apprentissage tout au long de la vie et à promouvoir activement l’EFTP en tant que choix idoine pour la formation et le développement de carrière pour la population et à souligner sa parité dans le contexte de cadres nationaux des certifications complets et inclusifs; promouvoir le dialogue permanent sur les progrès, les défis et les nouvelles perspectives de l’EFTP au niveau des ministres et des experts, en s’appuyant sur la table ronde de l’EFTP et le Réseau africain des certifications; favoriser le partage d’expériences et l’échange d’informations en tant que moyen de générer des synergies entre les régions et les institutions, et de soutenir l’efficacité et la comparabilité des politiques  nationales d’EFTP, des normes de qualification et des programmes d’apprentissage.

Quant aux recommandations de nature technique et opérationnelle, la ministre Kipulu a évoqué notamment le développer des cadres nationaux de certifications basés sur les principes de l’approche par compétences et de continuer à perfectionner pour les systèmes d’EFTP et la validation des acquis de l’expérience avec la contribution des entreprises et des partenaires socio-économiques; l’implication des entreprises du secteur privé dans le partenariat public-privé -PPP- visant à établir des centres d’EFTP et pour aider les techniciens diplômés à travailler dans leurs entreprises; ainsi que la promotion des mécanismes de soutien aux apprenants pour augmenter l’équité et l’accès tels que les bourses, les bourses d’études à des fins spécifiques, l’orientation professionnelle, les mesures d’employabilité.

De son côté, Eduarda de la Fondation européenne pour la formation qui est intervenue en visio-conférence, s’est réjouie du dynamisme imprimé par la ministre Antoinette Kipulu pour l’envol de ce réseau. Dans le cadre de la feuille de route à enrichir, qui a été élaborée lors des accises de Kinshasa, quelques actions prioritaires à mener ont retenues: la mise en place des modalités de travail pour assurer la bonne gouvernance et la crédibilité du réseau; la mobilisation de tous les pays à mettre en œuvre leurs cadres nationaux de qualification et de certification et leur alignement au Cadre continental africain des certifications -ACQF-; la promotion de l’enseignement et formation techniques et professionnels comme choix idoine.

Plusieurs personnalités ont pris part à cette séance de restitution des travaux de cette table ronde, parmi lesquelles les ambassadeurs africains notamment ceux de l’Egypte et du Sénégal, les chargés d’affaires du Cameroun et du Kenya ainsi que le représentant pays de l’UNESCO, auxquels se sont joints les secrétaires généraux du ministère des Affaires étrangères et Francophonie, de la Formation professionnelle et métiers, quelques directeurs et les membres de cabinet de ces deux ministères.

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