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Marché central de Kinshasa: l’ex-gouverneur Gentiny Ngobila clarifie l’opinion

Le partenariat public-privé ayant conduit à la construction du nouveau marché central de Kinshasa sous l’ère Ngobila à l’Hôtel de ville, et qui définit le mode de gestion de ce prestigieux lieu de négoce après les travaux est, depuis quelques jours, au cœur d’une polémique soulevée par un analyste sur un plateau de télévision. La réaction de l’ex-gouverneur de Kinshasa, initiateur et l’homme qui a matérialisé ce projet, n’a pas tardé. Depuis l’étranger où il séjourne pour un contrôle médical, le sénateur Gentiny Ngobila Mbaka est intervenu en duplex, vendredi 4 avril dernier au cours de l’émission «Ba Kinois balobi» sur la chaine de télévision «Wamsa Tv», pour faire une mise au point et balayer l’infox née sur les contours du marché central de Kinshasa.

Parlant du coût global des travaux, contrairement aux mauvaises langues, Gentiny Ngobila a précisé que le coût du projet était passé d’USD 35 millions à USD 54 millions. «Initialement conçu pour 32.000 étals, le nouveau marché central de Kinshasa a été redimensionné pour accueillir 80.000 étals, faisant du nouveau Zando l’un des plus grands marchés en Afrique», a fait savoir Gentiny Ngobila.

A l’en croire, pour financer la construction de ce marché moderne, un fonds d’investissement inédit a été mis sur pieds, atteignant aujourd’hui USD 35 millions. Et ce fonds a permis d’offrir une garantie bancaire solide, facilitant ainsi l’accès au crédit sans hypothéquer le patrimoine public. Balayant les fausses allégations distillées çà et là, l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila a renseigné que le prêt obtenu auprès de la SOFIBANQUE ne s’étale pas sur 30 ans. Selon lui, la durée de remboursement est de 4 ans et demi et, pendant ce temps, la banque récupère 60% des recettes. Par ailleurs, Gentiny Ngobila Mbaka a souligné que le contrat confie la gestion du nouveau marché central à l’entreprise SOGEMA pour une durée de 25 ans.

«En contrepartie, la ville de Kinshasa va percevoir 80% des revenus générés chaque mois. Ce partenariat public-privé a été choisi pour garantir un service efficace, tout en laissant à la ville le pouvoir de résiliation», a-t-il expliqué.

Dans le même registre, à travers ses différentes interventions médiatiques, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, qui a travaillé avec Gentiny Ngobila à la tête de la capitale RD-congolaise, n’a cessé d’expliquer avec forces détails la situation du nouveau marché central de Kinshasa. Pour Godé Mpoy, c’est l’entreprise SOGEMA qui a sauvé la ville de Kinshasa en se portant en caution morale auprès de la SOFIBANQUE.

«SOGEMA a sauvé la ville de Kinshasa parce que celle-ci ne pouvait pas s’endetter auprès de banques à cause de son passé financier lourd. Lorsque nous arrivions aux affaires, nous avons trouvé des dettes jusqu’à plus d’USD 15 millions pour lesquelles nous avions envoyé des gens en prison. Et à cette époque, aucune banque ne pouvait faire confiance en la ville de Kinshasa. C’est ainsi que nous avions décidé de faire de l’ingénierie financière. Lorsque l’Etat n’est pas crédible, l’ingénierie financière commande que l’Etat se calfeutre derrière un privé. Nous avons créé un triangle constitué de la ville de Kinshasa, de SOGEMA et de la SOFIBANQUE. C’est un partenariat public-privé qui a des fondements théoriques et juridiques», avait expliqué Godé Mpoy.

Et de préciser: «la ville de Kinshasa était obligée de payer une caution de plus de 20 millions de dollars exigée par SOFIBANQUE dans le cadre de la gestion de risque. Et cet argent se trouve dans un compte séquestre».

Les travaux de construction du nouveau marché central de Kinshasa sont arrivés à terme. L’heure est à la réhabilitation des artères conduisant au marché central. Et ce, avant son inauguration. Ce nouveau lieu de négoce de Kinshasa possède 80.000 étals, 670 magasins, 300 toilettes publiques, 40 chambres froides, et des espaces dédiés à la police et aux pompiers.

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