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Kinshasa dévoile le programme des obsèques de Chéri Chérin, le peintre RD-congolais qui a immortalisé la sape et l’âme kinoise

L’artiste-peintre RD-congolais Chéri Chérin, figure emblématique de la peinture populaire, s’est éteint le 19 octobre à Kinshasa, laissant un vide immense dans le paysage culturel RD-congolais. Une veillée mortuaire est organisée lundi 24 novembre, à la salle Ave Maria, avant son inhumation prévue mardi 25 novembre au Nécropole de l’Éternité, à N’Sele Bambou, selon un communiqué signé par sa petite-fille, Samira Mpangu Kamesa. Le programme débutera par une nuit de recueillement à la salle Ave Maria, située sur l’avenue 24 novembre, non loin de la morgue du Cinquantenaire.

Le lendemain, la levée du corps sera suivie d’une exposition hommage au même endroit. La journée se poursuivra par un hommage artistique et la pose d’une plaque commémorative à la Place des artistes, au rond-point Victoire, avant la mise en terre. Né en 1955 à Kinshasa, Chéri Chérin -de son vrai nom Joseph Kinkonda- laisse derrière lui une carrière de plus d’un demi-siècle et une œuvre foisonnante qui a marqué l’imaginaire collectif.

Après des débuts modestes dans la réalisation d’affiches et de fresques, il s’impose grâce à un style de figuration narrative ancré dans la réalité RD-congolaise. La «sape», dont il fut l’un des pionniers à travers la célèbre «Société des ambianceurs et des personnalités élégantes», occupe une place centrale dans sa production.

Reconnu à l’international, il accède à une nouvelle notoriété avec l’exposition Africa Remix en 2005. Ses œuvres, vibrantes, ironiques et parfois grinçantes, offrent un regard singulier sur les dynamiques sociales et politiques, du quartier à la scène mondiale. Sa participation à Beauté Congo -Fondation Cartier, 2015-2016-, puis à l’exposition Génération Chéri en 2024, consacrant ses 50 ans de carrière, confirme son statut de pilier de l’art contemporain africain. Chéri Chérin travaillait encore à de nouvelles toiles destinées à une exposition prévue en 2026. Celle-ci deviendra, à coup sûr, un ultime hommage à celui qui n’a jamais cessé de peindre et dont l’influence continuera d’irriguer la scène artistique RD-congolaise et internationale.

Hénoc AKANO

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