
La diplomatie parlementaire marche bien entre les États-Unis d’Amérique et la RD-Congo. C’est dans ce cadre que le Congrès américain a dépêché une délégation de ses représentants en RD- Congo pour échanger avec les parlementaires et les autorités politiques RD-congolais autour des grands défis que connaît ce géant d’Afrique en quête de la paix pour se lancer vers la voie du développement. Voilà qui justifie la réception que le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a réservé, mercredi 17 juillet 2024, à la délégation du Congrès américain conduite par Brian Fitzpatrick, représentant de la Pennsylvanie et Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis en RD-Congo.
Au cours de ces échanges avec les parlementaires américains, le président Vital Kamerhe a brossé les grands défis que connaît actuellement le pays de Lumumba notamment sur le plan économique, social et surtout sécuritaire. Concernant la situation sécuritaire dans la partie Est du pays qui était l’épicentre de leurs échanges, le speaker de la Chambre basse du Parlement a fermement réitéré la position de son pays sur cette guerre d’agression dont il est victime; une position qu’il a défendue bec et ongles devant les parlementaires de la Francophonie réunis récemment à Montréal.
«Il n’y a aucune solution paisible face à cette situation si le Rwanda et l’Ouganda gardent leurs armées sur le sol RD-congolais. Nous exigeons avant toute autre chose le retrait du Rwanda et de l’Ouganda du sol RD-congolais. D’autres part, nous sollicitons des États-Unis et de la Communauté internationale un soutien à la démarche de la RD-Congo. Je suis convaincu que si cette implication est réelle, ces deux pays pourront retirer leurs troupes du sol RD-congolais et les protagonistes pourront enfin se lancer vers une solution par la voie diplomatique», a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.
Et de faire savoir à ses pairs que «le gouvernement de la République démocratique du Congo nouvellement installé par l’Assemblée nationale a un programme de développement très ambitieux qui nécessite que le pays soit dans un climat de paix pour sa matérialisation». C’est dans ce cadre qu’il a fait appel à l’implication des États-Unis pour amener le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre enfin des sanctions contre le Rwanda et l’Ouganda afin de donner suite aux multiples rapports qu’il a déjà publié sur la guerre en RD-Congo.
L’occasion faisant le larron, Vital Kamerhe en a profité pour évoquer la vision du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi qui n’est pas celle de faire la guerre à ses voisins mais plutôt celle d’impulser le développement économique et sociale de l’Afrique à travers une coopération gagnant-gagnant avec les pays frères du continent africain et ceux d’ailleurs. Le speaker de la Chambre basse du Parlement a montré à ses hôtes la disponibilité de la RD-Congo à coopérer avec les pays de la sous-région des grands lacs dans un climat de paix et dans le respect mutuel de l’intégrité territoriale.
Un autre défi non négligeable porté à la connaissance des parlementaires américains est celui de l’encadrement de la jeunesse qui nécessite une bonne politique en vue de remplacer les kalachnikovs dans leurs mains par les outils du développement et de l’entrepreneuriat. Une fois encore, selon le président Vital Kamerhe, «la fin de la guerre en RD-Congo s’impose comme solution à ce défi».
Pour Brian Fitzpatrick, le congrès américain qui a dépêché la délégation qu’il conduit en RD-Congo est disponible à soutenir le pays dans sa démarche pour relever les différents défis auxquels il fait face. Il a précisé que l’entretien avec le président de l’Assemblée nationale a été très informatif et d’une importance capitale, car de ces échanges, ils ont eu le tableau des grands défis que connaît la RD-Congo qu’ils vont rapporter au Congrès. Il a par ailleurs rappelé l’importance pour les États-Unis de coopérer avec la RD-Congo.
«L’Afrique est un continent important pour le monde et un partenaire de taille pour les États-Unis. La RD-Congo est aussi un grand partenaire des États-Unis. C’est pourquoi il était important pour le Congrès de venir à la source s’enquérir des besoins réels de ce pays partenaire pour pouvoir orienter l’appuie que les États-Unis pourront lui apporter dans le cadre de la coopération bilatérale afin de lui permettre de relever ses défis majeurs», a fait savoir Brian Fitzpatrick. Enfin, les deux parlementaires se sont convenus d’approfondir leurs relations dans le cadre de la diplomatie parlementaire pour permettre à la RD-Congo de bénéficier de l’expérience américaine notamment à travers les échanges d’expériences entre les différentes commissions.
