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RDC : Vital Kamerhe attendu au Parquet ce mercredi

Jean-Marc Kabund-a-Kabund, président a.i de l’UDPS/Tshisekedi et 1er vice-président de l’Assemblée nationale, cadre de la coalition au pouvoir FCC-CACH, sort de son silence. Il veut donner une ligne à suivre concernant les enquêtes judiciaires ouvertes au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete en rapport avec les détournements présumés de fonds alloués à la réalisation du programme de 100 jours du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Puisque ces enquêtes sont en cours, il appelle les militants et cadres de son parti à prendre une distance avec ces instructions judiciaires. Plus particulièrement pour éviter toute interférence dans le déroulement de l’instruction de l’affaire opposant le Ministère public à Vital Kamerhe, directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete. Kabund a appelé les combattants, cadres et communicateurs de l’UDPS au devoir de retenue et de réserve, à savoir s’abstenir de tout commentaire, bon ou mauvais. Via un message succinct à travers ses différents comptes des réseaux sociaux, Jean-Marc Kabund s’est ainsi exprimé: «Bonjour à tous. J’espère que vous vous portez bien nonobstant le confinement et ses corollaires. Je voudrais rappeler à tous -SG, SGA, SN, membres de tous nos organes de base ainsi que les parlementaires debout et nos communicateurs-, la nécessité d’adopter une attitude de neutralité face à l’interpellation du Dircab du Chef de l’Etat par la justice. Je vous enjoints à la circonspection pour ne pas prêter le flanc à ceux qui veulent politiser l’affaire en mettant en exergue la théorie du complot». Le président ai de l’UDPS s’arrête là. Mais pour comprendre le complot dont il parle, il suffit de visiter les réseaux sociaux et différents sites web pour s’en apercevoir que la coalition UDPS-UNC mieux connue sous l’appellation le Cap pour le changement -CACH- ayant remporté la dernière présidentielle en RD-Congo, compte plus d’ennemis que d’amis. «Tout serait mis en branle pour déstabiliser CACH», fait savoir un cadre de cette coalition, pointant du doigt accusateur «les adversaires politiques ayant échoué à remporter la bataille présidentielle».

Un acharnement sur Kamerhe…

A l’UDPS, il se raconte que l’appel lancé par Kabund aux cadres et combattants de l’UDPS tombe à point nommé au regard de l’agitation et la polémique nées au sein de l’opinion publique et des états-majors des partis et regroupements politiques dès l’annonce de l’invitation adressée à Vital Kamerhe par le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete. Beaucoup y ont vu un acharnement sur Vital Kamerhe et les autres un subterfuge utilisé par le Chef de l’Etat pour se débarrasser de son allié mais gênant pendant que les honnêtes gens y ont vu une procédure judiciaire normale, évoquant le fait que «nul n’est au dessus de la loi et que toute personne interpellée jouit de présomption d’innocence jusqu’à ce que sa culpabilité ou son innocence soient établies par les instances judiciaires compétentes». A ce niveau, on ne peut en aucun cas évoquer l’acharnement. La justice devrait faire son travail dans toute indépendance.

Kamerhe invite ses cadres et militants au calme

Après la première invitation entachée d’irrégularités liées à la date, le Parquet général de Kinshasa/Matete a corrigé cette erreur matérielle en lançant une deuxième invitation à Vital Kamerhe pour se présenter le mercredi 08 avril. Cette fois-ci, Vital Kamerhe a appelé, à travers un communiqué publié mardi 07 avril par le secrétaire général de l’UNC, ses cadres et militants au calme, se disant disposer à collaborer avec la justice. C’est ce que tout le monde attendait. Désormais, les RD-Congolais vont suivre de près ce que l’on peut qualifier de feuilleton judiciaire Kamerhe. Depuis l’observation faite à Kinshasa selon laquelle les chantiers ouverts dans le cadre du programme de 100 jours du Chef de l’Etat n’avançaient pas, le Président lui-même a décidé d’inspecter les sites. En visitant les sauts-de-mouton à Kinshasa, Félix-Antoine Tshisekedi s’est rendu compte que «rien ne va». Il s’est résolu de voir clair en demandant à la justice de se saisir du dossier. Et le ministère de la Justice est entré en danse. Il y a eu plusieurs interpellations de ceux qui ont bénéficié des contrats pour réaliser ces travaux. Notamment les directeurs généraux de Rawbank, de Samibo Congo, Safricas Congo et de l’Office des routes.

Octave MUKENDI

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