Actualités

Inspecteur à l’IGF, Ted Beleshayi au cœur d’une campagne de désinformation

Dans un climat politique où la désinformation devient une arme de déstabilisation massive, une vaste campagne de dénigrement cible actuellement Ted Beleshayi, inspecteur à l’Inspection générale des finances -IGF. Accusé par des officines anonymes de comploter pour renverser son chef de service, l’Inspecteur général Christophe Bitasimwa, l’intéressé dénonce une «cabale numérique» sophistiquée, faite de publications virales qui tentent de faire croire à une mutinerie interne au sein de l’IGF. Selon ces récits, Ted Beleshayi mènerait des consultations secrètes avec des inspecteurs des finances pour évincer l’actuel Inspecteur général chef de service, Christophe Bitasimwa.

Les auteurs de ces allégations vont jusqu’à prêter à Beleshayi des propos méprisants sur la prétendue «passivité» ou «inertie» de la direction actuelle, tout en affirmant qu’il se prévaudrait d’une promesse ferme du Chef de l’État pour sa nomination imminente. Ces sources affirment également qu’une réunion avec les «anciens» de l’institution serait programmée pour valider ce passage de témoin.

Un démenti catégorique et sans équivoque

La réaction de l’intéressé ne s’est pas fait attendre. Par la voie d’une mise au point officielle et de déclarations directes, Ted Beleshayi a fustigé ces «allégations mensongères qui frisent la calomnie». Il affirme n’avoir initié, participé ou encouragé aucune démarche visant à contester l’autorité établie à la tête de l’IGF. «Je n’ai livré aucune interview à un quelconque média, je n’ai aucune intention de remplacer qui que ce soit au sein de l’IGF», a-t-il martelé. Lancé comme une simple rumeur, l’affaire Beleshayi a pris des allures d’une offensive coordonnée principalement sur le réseau social X, où des dizaines de comptes ont relayé simultanément les mêmes éléments de langage.

Dans l’entourage de Ted Beleshayi, l’on évoque un «commanditaire clairement identifié» qui utiliserait le nom de l’ancien responsable de la Ligue des jeunes de l’UDPS pour faire diversion et dissimuler ses propres ambitions. «Le vrai problème est ailleurs», explique un proche de Beleshayi. Dans le sillage de l’IGF, la rumeur étonne d’autant plus que la nomination des hauts cadres de l’État, et singulièrement celle du chef de service de l’IGF, relève du pouvoir discrétionnaire exclusif du Président de la République.

Prétendre qu’un individu puisse organiser son propre remplacement par des «réunions privées» témoigne, selon des experts avertis, d’une ignorance totale des textes ou d’une volonté manifeste de nuire à la cohésion de l’institution, à l’heure où elle vient de migrer vers un contrôle systémique voulu plus efficace. À «AfricaNews», Ted Beleshayi n’a pas caché son intention de saisir la justice pour tordre le cou à cette «tentative de sabotage politique». En attendant, il appelle l’opinion publique à la plus grande vigilance et à rejeter fermement ces entreprises de distraction.

WIDAL

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page