
Une délégation du Fonds de promotion de l’industrie -FPI-, conduite par son directeur général Hervé Claude Batukonke, s’est récemment rendue dans la province du Haut-Katanga, pour évaluer la viabilité, la rentabilité et l’impact socio-économique des projets financés par l’institution. La mission a débuté par la visite du groupe Mining Engineering Services -MES-, financé par le FPI. Ce consortium comprend plusieurs unités industrielles intégrées, dont Mining Engineering Services, spécialisée dans la construction de sites et la fourniture d’intrants miniers.
Le groupe s’étend à plusieurs filiales: ANADOS, producteur de plaques métalliques; Congo Câbles Transformers, fabricant de câbles électriques de moyenne et haute tension ainsi que de câbles internet; Congo Piping, spécialisé dans les matériaux de construction; REVIN, qui produit des boissons sucrées et de l’eau minérale; Rainbow, actif dans les détergents; et Star Labels, une unité basée à Kinshasa spécialisée dans les emballages. Tous les produits du groupe sont certifiés ISO.
Selon les données recueillies sur place, la RD-Congo, autrefois fortement dépendante des importations, commence désormais à exporter certains produits industriels, une évolution présentée comme un tournant majeur pour la balance commerciale du pays. Financé par le FPI, le groupe affirme avoir déjà remboursé 56% des crédits obtenus et sollicite un financement complémentaire afin d’étendre ses capacités de production. Une demande transmise pour analyse approfondie aux services compétents du FPI.
Emploi et fiscalité au cœur des exigences
Installée depuis cinq ans, MES revendique 1 566 emplois directs et indirects créés. Le Directeur général du FPI a insisté sur la nécessité de garantir des conditions de travail décentes et de promouvoir l’emploi local. Hervé Claude Batukonke a également rappelé l’obligation pour les entreprises de s’acquitter de la taxe de promotion de l’industrie ainsi que des autres charges fiscales en vigueur. Dans un geste symbolique, Mining Engineering Services a offert une œuvre d’art au Directeur général, en reconnaissance de son soutien à l’industrialisation du pays.
Hervé Claude Batukonke a accueilli ce présent avec réserve, affirmant ne jamais accepter de cadeaux dépassant une valeur de 50 dollars américains, conformément à ses principes d’éthique et de transparence dans la gestion publique. La mission du FPI s’est poursuivie avec l’évaluation de plusieurs autres projets industriels.
Parmi eux, PREMIDIS, qui produit des boissons gazeuses et des produits cosmétiques; l’usine Swista, actuellement en phase d’implantation; Bags and Sacks, spécialisée dans les emballages miniers et cimentiers; ainsi que STEELCO, qui fabrique des lingots d’étain, des barres de fer et des tôles. Le Directeur général du FPI a réaffirmé son soutien à ces initiatives industrielles, tout en insistant sur le respect strict des échéances de remboursement des crédits et le paiement obligatoire de la taxe de promotion de l’industrie.
Likasi: cap sur les infrastructures industrielles
À Likasi, la délégation a visité les installations de la Société ferroviaire du Congo, spécialisée dans la fabrication de traverses en béton pour le chemin de fer et d’autres matériaux de construction. L’entreprise sollicite un financement du FPI, selon son président du conseil d’administration, Pierre Kabusongi. Le projet est jugé prometteur par le FPI, qui lui accorde une attention particulière. Toujours à Likasi, la délégation a également inspecté deux bâtiments acquis en dation par le Fonds de promotion de l’industrie.
Par ailleurs, lors d’un échange avec le gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe, le Directeur général du FPI a sollicité un appui des autorités provinciales afin de soutenir le développement des entreprises tout en améliorant la collecte de la taxe de promotion de l’industrie auprès des assujettis. Fidèle à ses principes de rigueur, de discipline et de proximité, Hervé Claude Batukonke a échangé avec le personnel local du FPI à Lubumbashi. Il s’est présenté dès 7 heures au siège provincial de l’institution pour dialoguer directement avec les agents.
Le Directeur général se présente comme un manager présent sur le terrain, aussi bien à Kinshasa qu’en province, rompant ainsi avec une gestion exclusivement centralisée. Toutes les préoccupations du personnel ont été abordées. Certaines ont trouvé des réponses immédiates, tandis que d’autres feront l’objet d’un examen approfondi.
Sécurisation des actifs du FPI
Avant de clôturer sa mission à Lubumbashi, le Directeur général s’est rendu sur le site de Manoa, destiné à la construction de logements pour les travailleurs. Afin de prévenir toute tentative de spoliation, des mesures de sécurisation ont été prises en présence des avocats-conseils du FPI.

