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Haut-Katanga : à Kabimbi, le commerce à haut risque des femmes

À Kabimbi, village isolé du Haut-Katanga sur la rivière Luapula, à la frontière avec la Zambie, le marché se fait les pieds dans l’eau, au sens littéral. Immergées jusqu’à la poitrine dans une eau boueuse et à fort courant, une dizaine de femmes portent en équilibre sur la tête des plateaux de poissons séchés ou grillés, des bassines de farine et des bouteilles d’huile pour les vendre directement aux piroguiers.

Pas de quai, pas d’infrastructure. Ce marché flottant de survie est leur seul moyen de subsistance, au prix de risques énormes: noyade, maladies hydriques et présence de crocodiles. Ce tableau de la débrouille quotidienne fait écho à un autre dossier qui fâche dans la capitale: celui des 1.000 maisons de Mukilango, annoncées et financées sur fonds publics mais jamais livrées. D’un côté, des femmes qui risquent leur vie pour quelques billets; de l’autre, des fonds engloutis sans résultat visible sur le terrain.

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