
Face à la crise sécuritaire croissante qui secoue la partie Est de la RD-Congo, marquée notamment par la guerre imposée par le Rwanda et ses supplétifs M23/AFC, et d’occupation de la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, Marie-Josée Ifoku, présidente du parti politique Alliance des élites pour un nouveau Congo -AeNC-, a déploré l’attitude des institutions RD-congolaises qui, selon elle, attendent un signal de la Communauté internationale, alors que la population RD-congolaise est prête à agir aux côtés de ses autorités.
«La population est prête, attendant un signal des institutions qui, elles-mêmes, attendent celui de la Communauté internationale. Cette dernière a déjà exprimé sa position: la RD-Congo est leur réserve. Elle doit partager ses richesses et son territoire. Preuve en est l’accord du 19 février 2024 avec le Rwanda», a-t-elle déclaré, faisant référence à l’accord récent entre Kinshasa et Kigali. Elle a également exprimé son mécontentement envers les représentants des Églises catholique et protestante qui, selon elle, n’ont pas pris en compte les femmes et les jeunes dans leur démarche du «Pacte social pour la paix».
«C’est regrettable que nos éminences Pères n’aient pas consulté les femmes et les jeunes, qui sont pourtant les principales victimes de ces violences. Ces derniers prétendent lutter pour notre liberté, mais en réalité, ils nous tuent chaque jour pour préserver leur pouvoir», a-t-elle affirmé. Marie-Josée Ifoku avait proposé la création urgente d’un gouvernement de crise, afin de rassembler toutes les forces vives du pays pour trouver des solutions à la crise sécuritaire actuelle en RD-Congo.
Hénoc AKANO


