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Grand Kasaï: John Banza Lunda met en service le pont Kaluebo et relance l’axe Tshikapa-Kananga

Dimanche 20 septembre, sous une pluie battante et aux petites heures du matin, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a repris la route du Kasaï pour une mission d’inspection coup de poing. Longtemps symbole de l’enclavement du centre de la République Démocratique du Congo, l’espace kasaïen voit ses chantiers s’accélérer sous l’œil rigoureux du numéro un des ITP. Premier jalon: le pont Kaluebo, sur la rivière du même nom. Un ouvrage que le ministre connaît bien. Il l’avait déjà inspecté à deux reprises, donnant des instructions fermes à l’entreprise Arab Contractors pour accélérer la cadence. Lors de la caravane infrastructurelle de juin dernier, il était encore revenu sur le site pour s’assurer de la bonne exécution.

Cette fois, l’ancien a cédé la place au nouveau. Aux côtés du gouverneur Crispin Mukendi, celui que l’on surnomme désormais «le cantonnier de la République» a officiellement ouvert l’ouvrage au trafic. Une liaison stratégique: le pont relie désormais le Kasaï et le Kasaï-Central, rétablissant une continuité territoriale et relançant les échanges commerciaux entre deux provinces longtemps coupées l’une de l’autre.

22 kilomètres déjà asphaltés sur l’axe Tshikapa-Kananga

Second chantier, plus vaste: la route Tshikapa-Kananga. Longtemps impraticable, l’axe montre des signes tangibles de métamorphose.Le premier lot, qui va du pont Kaluebo à Bulaungu, du PK 75 au PK 100, affiche déjà plus de 22 kilomètres asphaltés. Les opérations d’assainissement se poursuivent sur la section Bulaungu-rivière Kaluebo. Là où, lors de la caravane de juin, la délégation ministérielle s’était embourbée et où le ministre lui-même avait dû coordonner les opérations de dépannage, le sable a cédé la place à une couche de roulement.

Selon les données du ministère, une trentaine de kilomètres supplémentaires sont en phase d’assainissement et de préparation de la chaussée. Treize kilomètres restent encore à lancer en terrassement. Résultat: les deux villes, qui étaient séparées par une journée d’expédition incertaine, sont désormais reliées en deux heures quarante-cinq à trois heures. Au-delà des kilomètres, c’est une doctrine qui s’affirme. Un leitmotiv répété sur le terrain: ouvrir et connecter le centre du pays aux entités voisines, pour matérialiser la vision de désenclavement portée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi. En multipliant les inspections inopinées sur le terrain, John Banza Lunda entend imposer un rythme et une méthode: un suivi rapproché des entreprises et une exécution coordonnée des travaux. Dans le Kasaï, la route cesse d’être une promesse. Elle redevient passage.

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