
L’Inspection Générale des Finances -IGF- a clôturé vendredi à Kinshasa son séminaire sur le Plan stratégique triennal 2026-2028. Devant les mandataires des entreprises et établissements publics, le Chef de Service Christophe Bitasimwa Bahii a fixé 3 priorités: transparence, dématérialisation et performance. Pendant deux jours, les travaux ont porté sur le statut, la déontologie et les outils de modernisation de la gestion publique. Patrick Ngulu Mbiombawhul, Secrétaire exécutif de l’ANEP, a ouvert la deuxième journée sur «le rôle et la déontologie des mandataires».
Alain Serge Lubelo, Président de l’IIA RDC, et Jean-Marie Ntumba, Président de l’ONEC, ont ensuite plaidé pour la complémentarité entre contrôle interne et externe. La transformation numérique était au centre des débats. Le Professeur Kodjo Ndukuma Adjay a qualifié la «digitalisation et l’interopérabilité» de «voie royale» pour renforcer transparence, efficacité et redevabilité. Dans son discours de clôture, Bitasimwa a martelé que le contrôle systémique «n’est pas une démarche de sanction, mais un instrument de prévention et d’accompagnement».
L’IGF s’engage en retour à «agir avec professionnalisme et à accompagner les gestionnaires». Évoquant les craintes sur la sécurité des données, il a cité Mark Zuckerberg: «Le plus grand risque est de n’en prendre aucun». Le séminaire s’est achevé par la remise de brevets et la lecture des recommandations par Paul Shelubale. Pour l’IGF, il marque le lancement de son plan 2026-2028 et vise à «faire du contrôle un partenaire de la réforme».


