
Un communiqué de l’Observatoire de la dette publique -ODEP- relevant un rapport de la Cour des comptes sur le financement des travaux de construction du marché central de Kinshasa accable l’honorable Godé Mpoyi Kadima et le sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, gestionnaires de la ville de Kinshasa entre 2019 et 2024, respectivement président de l’Assemblée provinciale et gouverneur de la ville. S’étant appuyé sur le rapport d’audit de la Cour des comptes de septembre 2024, l’ODEP accuse ces deux anciens dirigeants de Kinshasa d’avoir spolié méthodiquement des ressources publiques durant leur mandat, surtout concernant le financement de la construction du nouveau marché central de Kinshasa.
Révolté, l’honorable Godé Mpoyi est le premier à réagir avec des mots durs, non seulement pour éclairer l’opinion sur cette question mais aussi pour dénoncer une machination contre sa personne par des laboratoires bien commandités. Dans un texte posté dans un compte X de l’un de ses proches, Godé Mpoyi regrette de constater que ce rapport auquel fait allusion l’ODEP fait preuve d’un manque de maîtrise du dossier SOGEMA-SOFIBANQUE-ville de Kinshasa relatif à la construction du marché central de Kinshasa. Pour l’ancien président de l’APK, les conclusions de la Cour des comptes frisent une ignorance flagrante des finances publiques et de normes de contrôle.
Godé Mpoyi affirme que le dossier de la construction du marché central a été suivi de bout en bout par l’Inspection générale des finances -IGF- qu’il invite à se prononcer quant à ce. «Le mode de financement ainsi que le partage des recettes entre les différentes parties ont été jugés équitables et conformes», soutient-il. Et de préciser: «l’IGF avait même recommandé à l’actuel gouvernement provincial de Kinshasa, qui avait hérité du projet déjà exécuté à 95% fin 2023, de tout mettre en œuvre pour l’ouverture de ce marché dans un bref délai. Fort malheureusement, il se constate une léthargie inexplicable et préjudiciable à la ville de Kinshasa».
À en croire Godé Mpoyi, l’encadrement de l’Inspection générale des finances n’avait jamais mis en cause l’Assemblée provinciale de Kinshasa, encore moins son président. «L’Inspection générale des finances, seule institution à l’expertise démontrée et à la compétence technique validée dans le domaine, a suivi de fond en comble ce projet structurant. Aucun rapport de l’IGF ne remet en cause le fondement ou la transparence de l’opération. Mais voilà que surgissent des donneurs de leçons, les activistes désœuvrés et les ONG recyclées dans le harcèlement politique. Ils crient au scandale sans preuve, vomissent des chiffres sans source et propagent des rumeurs commanditées», déplore-t-il.
Une affaire de règlement des comptes?
Par ailleurs, le camp du député Godé Mpoyi Kadima crie à un règlement des comptes personnel contre l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Car, soutient-il, la LICOCO qui est aussi signataire de ce communiqué de l’ODEP est, depuis 2017, en froid avec Godé Mpoyi. Ce dernier avait mis fin à une tentative d’extorsion que la LICOCO voulait mener contre l’ancien Directeur général de la DGDA, Deo Rugwiza Magera. Et depuis, affirme le camp de Godé Mpoyi, la haine est tenace, irrationnelle, voire obsessionnelle. «La LICOCO se cache derrière des pseudo-rapports pour assouvir une revanche sordide», dénonce-t-on côté de Mpoyi.
Pour l’élu de Funa, le communiqué de l’Observatoire de la dette publique et le rapport de la Cour des comptes ne sont que de simples manipulations politiciennes dont l’objectif est de ternir son image. «Le peuple RD-Congolais mérite mieux. Le changement commence par une épuration des institutions de contrôle, gangrenée par la médiocrité, la vengeance et la corruption intellectuelle. Le Zando est une vitrine de la modernité. Ne la brisons pas avec les pierres de la bêtise organisée», prévient Godé Mpoyi.
