RDC : La guerre fait rage autour du prêt n°641, le FPI exécute Kin-kiey

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Sur Twitter, le promoteur de Finances Press Group a mis, non sans attaquer les médias, l’institution financière au défi de fournir un début de preuve qu’1 franc congolais est passé à son compte à sa banque… Une compilation de 7 pages lui a été balancée en retour…

La guerre fait rage entre le FPI et le débiteur Tryphon Kin-kiey Mulumba. Dans les médias, Maitre Giscard Massamba a nié, au nom de son client Kin-kiey, le crédit obtenu du FPI. Obligé d’apporter la lumière sur ce dossier qu’il considère suffisamment connu du public RD-congolais, dans la mesure où non seulement dans un passé ressent il avait défrayé la chronique mais aussi le rapport d’enquête parlementaire sur le FPI avait rendu compte sur ce qui s’est réellement passé sur cette affaire, le FPI décide de répliquer. Surtout que Kin-kiey a mis au défi, dimanche sur Twitter,  le «FPI mêlé dans moult dossiers d’arnaque de nos compatriotes, de fournir un début de preuve, aux médias congolais qu’il finance, qu’1 FC est passé» à son compte à sa banque ou ailleurs dans le cadre du prêt sollicité ou autre contre hypothèque. Vraiment! La réaction n’a pas tardé. Le FPI a sorti ses preuves. Une bombe. Une compilation de 7 pages comprenant entre autres, des fiches de déblocage en faveur des établissements Finances Press Group datées du 23 et 27 octobre 2009 ainsi que des ordres de paiement datés du 23 et du 28 octobre 2009, où la signature de Kin-kiey est apposée aux côtés de celles de l’ancien Directeur général Constantin Mbengele et du directeur financier Damien Simbi  Musema. Retour des flammes. Rien  d’autre.

Sauf improbable thèse de faux et usage de faux, le FPI a exécuté Kin-kiey… publiquement. En attendant de voir si l’intéressé, déplumé, assommé, va finalement baisser garde et concéder son humiliante défaite, il est important de rappeler succinctement les différents épisodes de ce feuilleton.

En effet, par contrat de prêt n°641 du 23 octobre 2009, l’honorable Tryphon Kin-kiey par l’entremise de son entreprise Finance Press Group sollicite et obtient du FPI un prêt de 444.324,13 USD destiné à l’acquisition des équipements additionnels ainsi qu’à la dotation en fonds de roulement de son imprimerie.

En couverture de ce prêt, Kin-kiey consent, en hypothèque de second rang, sa villa du quartier Binza Télécom déjà hypothéquée en premier rang au profit de la TMB pour un prêt antérieur de 550.000 USD.

Pour le déblocage du crédit obtenu au FPI, Kin-kiey communique à son créancier son numéro de compte TMB qui va recevoir par ordres de virement librement approuvés par lui, suivant ses signatures y apposées et sous déduction des retenues obligatoires, les montant respectifs de 100.000 USD et 211.060 USD.

Quand la période de grâce lui accordée expire et que le service de recouvrement lance les appels d’échéances, le promoteur fait volte-face et  commence à attaquer l’institution financière devant les Cours et Tribunaux.

Le FPI relève en passant les contradictions de la part des cabinets d’avocats qui ont plaidé la cause du crabe de Masimanimba dans cette affaire. «Les différents cabinets d’avocats auxquels il a recouru pour assurer sa défense n’ont toujours pas eu la même lecture de ce prétendu litige contre le FPI», indique-t-on.

Pour le cabinet Palankoy, sur la somme de 450.000 € son client Kin-kiey n’a reçu que la somme de 80.000 € -Lettre du cabinet Palankoy n°D 10/MA/NM/094/10 du 10 mars 2010 adressée au FPI. Par contre, le cabinet Kihanda pour le compte du même client soutient que Kin-kiey Mulumba n’a jamais rien obtenu du FPI.

Cependant, au travers du rapport de la Commission d’enquête parlementaire diligentée au FPI en 2015, il est établi que Kin-kiey Mulumba a bel et bien reçu dans ses comptes chez TMB le prêt obtenu du FPI et qu’il aurait même émis le chèque n°160385 pour un retrait de 80.900 euros. Tout a donc été retracé. 

La procédure judiciaire engagée par lui devant le Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe sous RCE5248 s’est terminée en sa défaveur puisque débouté par cette juridiction qui a donné raison au FPI.

Natine K.