RDC: Le FPI ouvre une action judiciaire contre les débiteurs insolvables

Le temps de grâce est largement dépassé. L’ultimatum de 24 heures donné aux débiteurs insolvables est expiré. Le Fonds de promotion de l’Industrie -FPI- entre dans la phase décisive et décide d’explorer la piste judiciaire. Dès ce lundi, le FPI porte des plaintes contre tous les débiteurs insolvables. Selon le coordonnateur et assistant principal du DG du FPI, Jean-Claude Kalenga, qui a annoncé la nouvelle à la presse, il est grand temps pour arrêter avec cette recréation où des personnes prennent de l’argent de l’Etat et refusent de rembourser. «Le FPI étant une institution de promotion, nous privilégions souvent des solutions amiables. Et c’étaient les solutions amiables qui avaient été prorogées mais nous nous rendons compte qu’il y a des abus. C’est pour cela que le ministre a décidé que dans les 48 heures qui suivent, nous devons relancer des actions judiciaires et de recouvrement forcé. Avec l’appui du gouvernement et plus particulièrement du ministère de la Justice, je crois qu’on va arrêter avec cette recréation où des personnes prennent de l’argent de l’Etat et refusent de rembourser, puis se baladent dans la ville en toute quiétude», a-t-il déclaré. A l’en croire, près d’USD 72 millions trainent entre les mains des promoteurs et que le FPI est obligé de récupérer de force. «Depuis son existence, le FPI traine un portefeuille de créance assez important estimé autour d’USD 150 millions. Nous devons nous battre pour réduire ce bagage qui nous poursuit. Aujourd’hui, il y a près de 99 dossiers qui ont été financés depuis 5 ans. Mais ces dossiers n’ont pas, soit, été réalisés, soit les gens refusent de rembourser, soit les personnes tentent d’échapper au FPI et disparaissent. Pourtant c’est un montant autour d’USD 72 millions», a renseigné le coordonnateur Jean-Claude Kalenga. Par ailleurs, pour mener à bien ces opérations de traque, le Fonds de promotion de l’industrie sollicite l’accompagnement du gouvernement de la République, et plus particulièrement l’implication du ministère de la Justice afin que certains débiteurs insolvables ne soient pas couverts par des trafics d’influences.

Olitho KAHUNGU

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*