
«La vérification des faits et la lutte contre les discours de haine». Tel a été le thème d’une session de formation organisée par la Fondation Hirondelle du 18 au 21 février 2025 à l’intention des étudiants de Master 2 de la Faculté des Sciences de l’information et de la communication de l’Université de Kinshasa -UNIKIN. Durant les quatre jours au Centre d’études pour l’action sociale -CEPAS-, dans la commune de la Gombe, ces futurs cadres du pays ont été outillés sur les techniques de vérification des faits et la lutte contre les discours de haine. Pour cette formation, la Fondation Hirondelle a associé Balobaki Check, une initiative de factchecking basée à Kinshasa, capitale de la RD-Congo.
Au cours d’une interview avec «AfricaNews», Nathalie Sala Gisa, responsable du desk numérique au studio Hirondelle, a indiqué que cette formation a été organisée pour inculquer aux étudiants les notions et les techniques de factchecking pour leur permettre de bien distinguer le vrai du faux. «J’ai supervisé deux formations sur le factchecking et de la lutte contre les discours de haine pour des étudiants en deuxième année de licence à l’Université de Kinshasa -UNIKIN. L’objectif était de les initier aux techniques de détection de la désinformation et des discours de haine, particulièrement dans le contexte sécuritaire volatile de l’Est du pays», a-t-elle expliqué.
Et d’ajouter: «bien que la formation de quatre jours n’ait pas pu couvrir tous les aspects, les étudiants ont reçu des outils essentiels pour reconnaître et contrer la désinformation. Certains d’entre eux seront retenus pour un stage à la Fondation Hirondelle, où ils pourront approfondir leurs compétences en travaillant sur le terrain».
Au terme de cette formation, les apprenants ont reçu leurs brevets de participation à la formation. Après la cérémonie de la remise des brevets, les étudiants ont exprimé leur satisfaction. Ils se sont sentis équipés pour combattre les discours de haine et promouvoir une coexistence pacifique en société. «La formation nous a été utile parce qu’elle vient de nous apprendre des nouvelles technologies, notamment les techniques de détection de la désinformation.
Auparavant, nous ne connaissions pas comment détecter les fausses informations, comment distinguer de vraies, parce que nous n’avons pas d’outils importants. Grâce à l’immersion de cette formation, nous avons, outre la partie théorique, appris comment les informations se propagent, notamment par la désinformation qui implique l’intention des haines, à la différence de la malinformation qui n’a pas cette intention», a déclaré Musasa Philippe, étudiant en L2 Communication à l’UNIKIN. Sourire aux lèvres, Louise Misenga, étudiante en L2 Journalisme à l’UNIKIN, a jugé la qualité de la formation comme très bonne, soulignant l’accueil chaleureux et l’efficacité du formateur.
«C’était un réel plaisir pour moi de prendre à cette session de formation. J’ai appris les outils permettant à vérifier les images, vidéos, etc. J’ai appris à rédiger des reportages, à faire des recherches sur les réseaux sociaux et à vérifier l’authenticité des images», s’est-elle réjouie. La cérémonie de clôture de cette formation a été accueillie avec grande satisfaction par les participants, qui ont exprimé leur profonde gratitude aux organisateurs.