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Etat de siège au Nord-Kivu et en Ituri: Les Casques bleus engagés aux côtés des FARDC

Le briefing de ce jeudi 31 décembre avait comme thème central: «La collaboration stratégique entre la MONUSCO et le gouvernement congolais». Il avait comme animateurs principaux Madame Bintou Keita, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, et bien entendu, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement. Lors de cet échange avec la presse, plusieurs sujets en rapport avec la présence des Casques bleus en RD-Congo et son incapacité à ramener la paix à l’Est du pays pendant ses vingt années existence dans le pays, ont été posées.

Pour la patronne de la MONUSCO, cette conférence a constitué une preuve que les Nations unies et l’organisation qu’elle patronne au niveau du pays sont des partenaires du gouvernement RD-congolais. Elle a, avant d’entrer dans le vif du sujet, dit un mot sur le malheur qui vient de frapper la ville de Beni, affirmant que cette tragédie vient ajouter un plus à la situation de misère que connait cette population.  «Depuis cet attentat, les Casques bleus sont en train de mener des actions pour accompagner les FARDC dans le sens du maintien de la sécurité», a-t-elle indiqué. Et de poursuivre: «la MONUSCO fera tout ce qu’elle peut pour jouer son rôle, selon la mission que lui ont confiée les Nations unies».

S’agissant de la durée du mandat de la MONUSCO en RD-Congo et du caractère très important de cette mission par rapport à d’autres pays, Bintou Keita a eu les mots qu’il faut pour indiquer que beaucoup de choses ont changé. «Le pays n’est plus comme il était il y a quelques années», s’est-elle réjouie.

Aussi, a-t-elle fait savoir, la MONUSCO n’est plus la mission la plus importante des Nations unies au monde. En outre, elle a pointé du doigt les violences communautaires comme source d’insécurité dans cette partie de la RD-Congo. C’est à ce niveau qu’elle a fustigé les messages de haine entre les communautés, véhiculés par les réseaux sociaux et qui ne sont pas de nature à favoriser un climat de paix.

Au moment où la mutualisation des efforts entre les armées RD-congolaise et ougandaise est déjà opérationnelle dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri, beaucoup disent ne plus voir l’importance de la MONUSCO. Face à cette préoccupation, la patronne de la MONUSCO a rassuré de la continuité du travail d’accompagnement des Casques bleus en faveur des forces armées sur le terrain. Elle a cependant reconnu à chacun le droit de critiquer la mission onusienne en RD-Congo.

Toutefois, les résultats sur terrain plaident en faveur de la MONUSCO et ses Casques bleus. Malheureusement, a regretté Keita, l’insuffisance des effectifs des Forces armées et de la Police permettent aux rebelles de contourner et revenir inquiéter les populations civiles. «La RD-Congo est un pays souverain. Elle est libre de porter son choix sur n’importe quel autre pays pour combattre le terrorisme», a-t-elle rappelé.

Comme pour enfoncer le clou sur le bien-fondé de l’état de siège, Patrick Muyaya a indiqué que ce dernier vaut la peine, mais ne peut fonctionner sans la justice.

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