Le représentant de l’Église du Christ au Congo (ECC) a été reçu, lundi 31 mars, par le conseiller spécial du président Tshisekedi dans le cadre des consultations politiques. Actuellement en séjour aux États-Unis d’Amérique dans le cadre de leur démarche pour la paix, le numéro un de l’église protestant s’est fait représenter par son directeur de cabinet, le pasteur Moïse Gbema.
L’émissaire d’André Bonkundoa a lancé, à l’issue des échanges avec le spécial Eberande, un message de cohésion, appelant à la mise en commun des efforts pour parvenir à une vraie paix en RD-Congo. « Lorsque la maison brûle, on ne tient pas compte de qui amène de l’eau. Tous les moyens possibles pour éteindre le feu sont admis », a-t-il expliqué.
Par cette rencontre, l’église protestante affiche clairement son adhésion à l’initiative du président Tshisekedi qui vise la cohésion nationale pour faire face à l’agression dont est victime la RD-Congo. Le pasteur Moïse Gbema a du reste exprimé son attachement à la quête du recouvrement de l’intégrité de son territoire, se rangeant derrière les actions menées par le président Tshisekedi.
« Quand c’est le chef de l’État qui lance un appel, c’est tout à fait normal que toute la population puisse se lever pour résoudre ce problème si épineux », a-t-il estimé.
RD-Congo, « nation en danger, pays convoité »
Le même lundi, plusieurs autres délégations ont défilé au bureau du conseil spécial en matière de sécurité. Parmi elles, le nonce apostolique qui a insisté sur un « dialogue sincère et ouvert » pour une paix durable. De leur côté, les leaders des autres églises, réunies au sein de la « plateforme des confessions religieuses » ont salué l’initiative des consultations, appelant les autres à s’y greffer.
Reçu le même jour, Lambert Mende s’est réjoui d’une démarche qui « regroupe tous les Congolais pour réfléchir aux voies et moyens de se doter d’une équipe gouvernementale capable d’aider à répondre à ce défi sécuritaire et humanitaire totalement inacceptable ». Pour l’ancien ministre de la Comunication, un « sursaut » est indispensable pour mettre fin au génocide congolais. « La nation est en danger. Si la nation disparait, nous n’aurons même pas un espace où faire valoir tous nos ambitions quelles qu’elles soient. Ce pays est convoité à cause de ses immenses ressources, je voudrais que tout le monde en prenne conscience », a exhorté Lambert Mende.
Le notable du Sankuru a également salué les « autres contacts » entrepris par les églises catholique et protestante face à un « destin mis en péril ». Ces consultations se poursuivent avec certaines autres personnalités de l’opposition. Ce mardi 1er avril, Néné Nkulu, ancienne ministre de l’Emploi sous la coalition FCC-CACH est passé au bureau d’Eberande Kolongele.

