
Le mouvement citoyen ne compte pas laisser passer. L’activiste Christella Kiakuba a lancé une campagne pour demander des poursuites judiciaires contre les auteurs d’insultes et de messages haineux visant la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi. Sur son compte X, la coordonnatrice de l’ASBL «Mwana Mapinga» annonce le dépôt, le jeudi 13 août, d’un mémorandum au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication -CSAC-, ainsi qu’au ministère de la Justice. Objectif: obtenir une action ferme contre les cyberharceleurs de l’épouse du Chef de l’État.
Pour elle, l’affaire dépasse le statut officiel de la Première dame. «Pas seulement parce qu’elle est la très distinguée Première dame de notre pays, mais aussi parce qu’elle est une mère, une femme et une véritable source d’inspiration, comme notre pays en a rarement connu depuis l’indépendance. Elle mérite le respect et la considération de tous, malgré les divergences d’opinions, qui sont la règle dans une démocratie», tranche-t-elle. L’activiste rappelle que la liberté d’expression ne saurait justifier les attaques personnelles, les injures et la désinformation qui circulent depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux à l’encontre de Denise Nyakeru.
Saisine du CSAC et du ministère de la Justice
Avec ce mémorandum, le mouvement en soutien à la «first lady» veut mettre les institutions face à leurs responsabilités. Au CSAC, il est demandé de renforcer la régulation des contenus diffusés en ligne et à la radio-télévision. Au ministère de la Justice, l’ASBL «Mwana Mapinga» réclame l’ouverture d’enquêtes et des sanctions exemplaires contre les auteurs identifiés. «Les auteurs des insultes contre la Première dame ne peuvent pas rester impunis», insiste Kiakuba, qui appelle la société civile, les organisations de femmes et les jeunes à se joindre à la campagne. En attendant le dépôt officiel de ce jeudi, le collectif promet une série d’actions de sensibilisation dans les prochains jours pour rappeler, selon ses termes, la valeur du respect dans le débat public.

