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COVID19: Lokondo veut l’état d’urgence à Kinshasa

Le COVID19 plante ses racines en RD-Congo avec déjà 30 cas confirmés dont 2 décès et 15 contaminations locales. Pour mieux organiser la riposte contre cette pandémie, le député national Henri-Thomas Lokondo suggère la proclamation de l’état d’urgence car, de son avis, la situation actuelle s’y apparente déjà. «Avec toutes les mesures importantes et pertinentes annoncées par le Président de la République pour protéger la population RD-congolaise de la pandémie du Coronavirus que je soutiens d’ailleurs, nous sommes déjà là dans une espèce d’état d’urgence qui ne dit pas son nom», a expliqué l’élu de Mbandaka. Et de proposer: «à mon sens, il ne reste que la signature de l’ordonnance du Président de la République pour sa proclamation formelle, en tenant compte évidemment des dispositions constitutionnelles quant à la procédure».

En légaliste, Lokondo tient à ce que tout se fasse dans les règles de l’art. Pour une population championne en violation de textes réglementaires, seule la proclamation de l’état d’urgence saurait, de l’avis de Lokondo, justifier les mesures drastiques prises par le Chef de l’Etat. «Il faut régulariser ces décisions impérieuses prises par le Chef de l’État pour la santé des RD-Congolais, qui sont naturellement attentatoires aux libertés fondamentales», alerte-t-il. Comme lui, un autre député abonde dans le même sens. Delly Sessanga déplore les cas de décès et alerte sur la situation critique. «D’ici le pic de l’épidémie, nos vies sont menacées. Jamais depuis l’indépendance nous avons été confrontés à pareille épreuve aussi insidieuse qu’effroyable», a déclaré l’élu de Luiza dans une vidéo publiée sur Twitter avant de lancer son appel en direction de Fatshi: «nous appelons le Président de la République à déclarer l’état d’urgence compte tenu de la dégradation de la situation sanitaire dans notre pays».

En RD-Congo, la proclamation de l’état d’urgence par le Chef de l’Etat est régie par l’article 85 de la Constitution. Il doit être motivé par «des circonstances graves» menaçant «d’une manière immédiate l’indépendance ou l’intégrité du territoire national» provoquant «l’interruption du fonctionnement régulier des institutions». Avant de signer l’Ordonnance, le Chef de l’Etat doit au préalable se concerter avec le Premier ministre et les présidents de deux chambres du Parlement. La proclamation de l’état d’urgence doit également, au regard de l’article 119 de la Constitution, obtenir avis favorable du Congrès. L’article 144, alinéa 3, précise cependant que l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou une partie du territoire national pour une durée de 30 jours.

Brice NLANDU

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