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CENI: Dénis Kadima élu délégué de la Société civile électorale

Un nouveau candidat est entré en lice dans la course à la succession de Corneille Nangaa au sommet de la Commission électorale nationale indépendante -CENI. C’est Dénis Kadima Kazadi, actuel Directeur exécutif de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique -EISA. Il émane de la Société civile électorale «Educiel». Expert en élections, démocratie et bonne gouvernance, Dénis Kadima, fort de plus de 30 ans d’expérience professionnelle, a reçu l’étoffe de représentant de cette branche de la Société civile au terme d’un cycle électoral interne. Un procès-verbal, transmis le 15 juin 2020 à la présidente de l’Assemblée nationale et signé par Dr. Bonganga Djema, coordonnateur national de l’Educiel, fait foi. Ce PV renseigne que conformément à Constitution et à la Loi organique n°13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la Loi organique n°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI, la Société civile électorale «Educiel» a désigné son représentant à la CENI après confrontation entre les deux candidats régulièrement enregistrés par le comité électoral mis en place à cet effet. Après le désistement d’Ikwa Aziza, dont la candidature a été portée par l’Union nationale des cadres universitaires, Dénis Kadima Kazadi, soutenu par les organisations des forces sociales démocratiques, est resté seul en lice et a raflé toute la mise.

Dénis Kadima: sa vision pour une CENI professionnelle, indépendante, respectée

Aussitôt désigné pour prendre la course à la succession de Corneille Nangaa, Dénis Kadima affiche déjà des ambitions. Des ambitions à la taille de l’expérience acquise pour avoir œuvré, 21 années durant, dans le domaine des élections, de la démocratie et de la bonne gouvernance. «J’apporterais à la CENI l’intégrité morale, le professionnalisme, l’impartialité et l’objectivité qui sont vérifiables dans les institutions où j’ai travaillé avant», a-t-il promis, non sans se vanter d’avoir réalisé le pari d’amener les Africains à contribuer, sur des bases professionnelles de haut standard, au renforcement des élections dans leurs pays. Ce, en positionnant «l’EISA, qui est une organisation africaine conçue et dirigée par des Africains, à un niveau reconnu et respecté dans le domaine des élections en Afrique et dans le monde». Pour la CENI, Dénis Kadima, réputé proche des Tshisekedistes et convaincu de «l’importance prioritaire» à accorder à la composition de cette institution d’appui à la démocratie, a une vision: faire de la Centrale électorale «une institution professionnelle, indépendante, respectée et jouissant de la confiance de toutes les parties prenantes». A cet effet, Kadima, une fois élu, projette de renforcer l’indépendance, l’impartialité, et la transparence de la CENI; d’être à équidistance et fédérer toutes les forces politiques nationales, sans distinction d’origine ethnique, géographique, religieuse ou de genre; de mener de meilleures consultations avec les acteurs électoraux à travers des cadres de concertation qui fonctionnent effectivement; et de pérenniser l’expertise de la CENI et davantage professionnaliser cette institution et améliorer son sens du service. Dans sa vision, Dénis Kadima envisage également de mettre en œuvre des programmes de prévention et gestion des conflits électoraux afin de mettre fin aux contestations et violences cycliques; d’assurer plus de familiarisation de l’électorat avec la machine à voter, si elle est retenue, -cette MAV pourrait aussi être utilisée pour d’autres services nationaux-; d’améliorer les relations entre la CENI et la Communauté internationale; d’assurer une meilleure communication avec le public; ainsi que d’améliorer la redevabilité de la CENI vis-à-vis des parties prenantes et du public.

Dénis Kadima: l’homme et son parcours

Dénis Kadima Kazadi est né un certain 21 septembre 1961. En consultant son curriculum vitae, auquel AfricaNews a eu accès, il ressort qu’il a participé à une soixantaine de processus électoraux et politiques en Afrique et dans le monde à divers titres. Il a travaillé au Soudan en tant que directeur de la division du référendum et des élections de l’ONU, ayant en charge de fournir l’assistance technique et financière pour le référendum sur l’autodétermination du Soudan du Sud. Il a aussi travaillé, pour le compte du PNUD, comme conseiller technique principal des élections en Tunisie en 2011, jouant notamment le rôle de coordonner l’appui aux institutions tunisiennes pour la préparation et l’organisation des élections au lendemain du printemps arabe. En RD-Congo, Dénis Kadima, après avoir accordé un appui technique à l’ex-CEI entre 2004 et 2006, s’est signalé en 2018 au moment où le processus électoral a marqué le pas sur la question de la Machine à voter -MAV. Il s’est adonné dans la formation et la préparation des partis politiques à la surveillance des élections. Dénis Kadima est détenteur d’un master en Sciences politiques de l’Université du Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud. Il est également détenteur d’un diplôme postuniversitaire en Administration des affaires de la même université sud-africaine ainsi que d’une licence en Sciences politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi. Polyglotte, il parle couramment l’anglais, le français, le lingala, le tshiluba et le swahili, et a des connaissances de base en kikongo et portugais.

Laurent OMBA

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