
Toutes ces rencontres ont permis au Président Tshisekedi de réaffirmer l’engagement de la RD-Congo en faveur de la paix, de la stabilité et du développement en Afrique. Le Chef de l’État a également souligné l’importance de renforcer la coopération africaine face aux défis sécuritaires et de promouvoir un multilatéralisme fondé sur des principes.
Le Président de la RD-Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a participé au 39ème Sommet de l’Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, du samedi 14 au dimanche 15 février. Cette rencontre a permis au Chef de l’État RD-congolais de rencontrer plusieurs dirigeants africains et internationaux pour discuter des enjeux clés du continent.
Rencontre avec Ramaphosa
Le Président Félix Tshisekedi a eu une excellente discussion avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, en marge du sommet. Les deux Chefs d’État ont échangé sur des questions bilatérales et régionales, notamment le soutien de l’Afrique du Sud aux efforts de paix en RD-Congo et le retrait progressif du contingent sud-africain de la MONUSCO.
Le Président Ramaphosa a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts de paix en RD-Congo et a souligné l’importance de respecter les engagements souscrits par toutes les parties prenantes. Les deux Chefs d’État ont convenu du besoin de développer une position commune africaine sur les minéraux critiques favorisant la paix, la stabilité et le développement économique entre les États.
Échanges avec Daniel Francisco Chapo
Le Président Tshisekedi a également eu des échanges constructifs avec le Président du Mozambique, Daniel Francisco Chapo. Les deux Chefs d’État ont discuté des questions d’intérêt bilatéral, des dynamiques sécuritaires complexes qui touchent leurs pays et des perspectives de coopération dans les domaines sécuritaire, économique et diplomatique.
Le Président Chapo a souligné l’importance d’harmoniser les positions des États africains face aux groupes armés et aux mouvements terroristes, tant dans l’Est de la RD-Congo que dans la province de Cabo Delgado. Les deux Chefs d’État ont convenu de la mise en place d’une commission mixte RD-Congo-Mozambique chargée d’examiner les questions de coopération en matière de sécurité, d’économie et de lutte contre les réseaux alimentant les conflits.
Tête-à-tête avec le Secrétaire général de l’ONU
Le Président de la République RD-congolais Tshisekedi a également rencontré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour discuter des questions régionales et internationales. «Ils ont évoqué l’excellente coopération entre la RD-Congo et l’ONU avant d’aborder l’état de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, le renforcement du multilatéralisme et le rôle stratégique de la RD-Congo en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies», a rapporté la presse présidentielle.
Puis: «Le Président de la République a réaffirmé l’engagement du pays dans la consolidation des efforts de paix, la nécessité de passer des exhortations aux actes, afin d’assurer le respect strict du droit international et des engagements souscrits dans le cadre des mécanismes régionaux et internationaux».
Le Chef de l’État a également insisté sur l’urgence d’un appui technique et crédible de la MONUSCO pour garantir l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, en application de la Résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour sa part, António Guterres a assuré l’appui des Nations unies dans la mise en œuvre de l’architecture de cessez-le-feu établie.
En outre, il a salué l’entrée de la RD-Congo au sein du Conseil de sécurité de l’ONU et sa volonté de défendre un multilatéralisme juste et efficace. Une posture qui traduit les aspirations de l’Afrique à jouer un rôle central dans la gouvernance mondiale. La présence de la RD-Congo au Conseil de sécurité dépasse le cadre d’une ambition nationale. Elle s’inscrit dans une trajectoire africaine fondée sur la coopération, le dialogue, la responsabilité collective ainsi qu’une représentation forte et équitable de l’Afrique dans les décisions qui façonnent l’avenir du monde.
