
Le député LFI du Val-d’Oise Carlos Bilongo a appelé à «voter pour les non-racistes» et à une mobilisation électorale massive face à «la montée du racisme», lors d’un rassemblement à la gare d’Arnouville-Villiers-le-Bel.Le 14 juillet, jour de fête nationale, la gare est devenue un point de ralliement pour des habitants venus de plusieurs communes du Val-d’Oise et d’ailleurs. À la sortie des quais, entre arrivées de trains et passages de voyageurs, une foule nombreuse s’est rassemblée pour écouter l’élu originaire de la République Démocratique du Congo.
«Voter pour les non-racistes»
Au cœur de son intervention, le député a lié la lutte contre le racisme aux prochaines échéances électorales. Il a exhorté les électeurs à se déplacer massivement, présentant le vote comme «un levier concret face aux discours et actes discriminatoires». «Il faut voter pour les non-racistes. De l’autre côté, il n’y a que des racistes«, a-t-il lancé, évoquant aussi les futures campagnes politiques. Selon ses mots, Jean-Luc Mélenchon aura à faire face à des adversaires «qualifiés de racistes». Sans détailler de programme, Carlos Bilongo a présenté l’enjeu comme «un choix de société» et appelé à une «vigilance démocratique» et une mobilisation «durable au-delà du seul meeting».
Soutiens locaux et référence en République Démocratique du Congo
Plusieurs responsables politiques locaux et représentants associatifs présents ont salué un discours «mobilisateur» et «centré sur l’urgence démocratique».Une élue LFI du Val-d’Oise a exprimé son soutien à l’appel à un «front civique contre les discriminations».Aristote Zola, adjoint au maire de Sarcelles d’origine congolaise, a rappelé «l’ancrage local des luttes antiracistes» et la place du Congo dans «l’évolution de l’IA dans le monde». Des membres d’associations locales ont, eux, mis en avant le travail de terrain et réclamé des «moyens pérennes pour lutter contre le racisme au quotidien». Le député a également consacré une partie de son discours à la situation en République Démocratique du Congo. Il a plaidé pour «un engagement en faveur de la paix au Congo», estimant que les questions de justice et de sécurité «dépassent les frontières». En clôture, Carlos Bilongo a réaffirmé que la participation électorale constituait «une réponse directe à la progression des discours racistes». Organisateurs et participants ont indiqué vouloir prolonger cette dynamique dans les prochaines semaines.
Mireille KABALA WAPENYI
Correspondance particulière

