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CAMI: un collectif recommande l’inexécution de l’Ordonnance du 27 décembre 2018

Après plus d’un rendez-vous manqué de remise et reprise au Cadastre minier -CAMI-, sur base de l’ordonnance du 27 décembre 2018 portant nomination d’un nouveau comité directeur dans cet établissement public, un Collectif de mouvements citoyens et ONG des droits de l’homme a donné de la voix dimanche 27 juin 2021, s’opposant farouchement à l’application de cette ordonnance. Dans sa déclaration du dimanche dernier, ce collectif n’est pas passé par le dos de la cuillère pour recommander au Président Félix Tshisekedi et au PM Sama Lukonde de surseoir l’exécution de cette ordonnance.

Diverses raisons motivent la démarche de ce collectif, 5 d’entre elles sont majeures. Il s’agit de l’inexistence de la copie certifiée conforme dans les archives du ministère des Mines et de la volonté de la ministre des Mines à installer seulement la DG du CAMI en lieu et place d’installer tous les bénéficiaires de cette ordonnance. «Cette volonté cache une fraude», a dénoncé ce regroupement des organisations de la Société civile, avant d’avancer d’autres arguments.

Notamment «la mise à l’écart par la Ministre des mines du PCA du CAMI, un des bénéficiaires de cette ordonnance; la désuétude de cette ordonnance pour le simple fait que plusieurs de bénéficiaires de cette ordonnance sont actuellement membres du gouvernement sans être entrer en fonction comme membres du comité de gestion ou du conseil d’administration du CAMI». De l’avis de ce collectif, l’ordonnance du 27 décembre 2018 mérite en plus d’être rapportée au motif que certains de ses bénéficiaires sont débiteurs insolvables du FPI.

«Les investir serait une récompense aux détourneurs des deniers publics et un moyen de leur permettre d’hypothéquer de nouveau nos ressources minières pour trouver de quoi rembourser les prêts non payés du FPI», a estimé ce collectif qui voit d’un mauvais œil la présence d’un lobby libanais, au four et au moulin pour obtenir l’exécution de cette ordonnance.

Au regard de ces raisons, le Collectif de mouvements citoyens et ONG des droits de l’homme s’en est remis au Président Tshisekedi, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions et du respect de la Constitution et des Lois de la République, à intervenir pour la non application de cette ordonnance. Ce, en vue de «préserver la République d’un scandale inédit et d’un autre pillage de ses ressources minières». Il sied de rappeler que le Comite de gestion devant remplacer celui en place, a été nommé le 27 décembre 2018, soit un jour seulement avant les dernières élections en date. Pour ces organisations de la Société civile, cette nomination présente «en elle-même un caractère dangereux et malicieux».

Laurent OMBA

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