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Boxe : la RD-Congo se souvient du combat du siècle 46 ans après

Trente octobre 1974, 30 octobre 2020, 46 ans déjà depuis que le combat du siècle Mohamed Ali-Georges Foreman avait eu lieu à Kinshasa au stade père Raphael. Cet événement sportif, organisé en RD-Congo, avait permis au boxeur américain Ali de reconquérir son titre de champion mondial de la Boxe, perdu quand il avait refusé d’aller dans l’armée.  Champion du monde, il a battu au bout de 8 rounds son rival Foreman. Malheureusement, le stade qui a servi de cadre à ce grand combat parrainé par feu le Président de la République Joseph-Désiré Mobutu, reste dans un état de dégradation sans précédent.

C’était un mercredi 30 octobre 1974 à 4 heure du matin que les Américains, les RD-Congolais et toute la communauté internationale suivaient en direct ce combat entre les deux grands boxeurs du monde, Ali et Foreman sur le ring du stade Tata Raphael, ex-20 mai. Devant près de 40.000 spectateurs, Ali est resté dans les cordes et encaisse les coups pour fatiguer son adversaire. Avant la fin du huitième round, il a saisi une ouverture et met son adversaire par Knock Out -KO. Cette victoire lui permet de récupérer alors son titre de champion du monde poids-lourds dont il était déchu quelques années plus tôt.

Après le combat, Georges Foreman avouera son échec en ces termes: «Mohamed m’a stupéfié, je l’admets.  Il a frappé fort, il s’est battu plus fort. Il est tout simplement le meilleur sur le ring.» Avant le combat, Mohamed Ali avait déclaré: «Je danse comme un papillon et je pique comme une abeille». A 32 ans, il était encore jeune avec ses capacités. Malgré ses 8 ans de moins de son adversaire, il comptait sur sa rapidité pour lui donner un avantage. « Je suis si rapide, quand j’ai éteint la lumière dans ma chambre d’hôtel, j’étais déjà au lit avant qu’il fasse noir dans la pièce», avait-il dit lors de sa préparation du combat.

A l’époque, Mohamed Ali était très populaire en Afrique. Il affirmait d’ailleurs à plusieurs reprises devant la presse: «Je suis chez moi». A Kinshasa, il n’hésitait pas à mettre en avant ses origines africaines, contrairement à Foreman qui est belge. Adbelaziz Saliboko, chargé de la sécurité du stade père Raphael qui a accueilli le match, a expliqué à nos confrères de l’AFP à l’époque que «Ali était le Nôtre. On le considérait comme un Zaïrois vivant en Amérique. Foreman n’aimait pas le contact avec la population noire. Et c’était un facteur de son échec». Et d’ajouter: «Les Kinois inventent d’ailleurs un slogan pendant le combat «Ali boma ye!» qui signifie en français «Ali tuele

Né le 17 janvier 1942 à Louisville aux Etats-Unis sous le nom de Cassius Marcellus Clay, il le change en Mohamed Ali à l’âge de 22 ans après avoir rejoint l’organisation Nation of Islam -ONI-, il est mort à Scottsdale aux Etats-Unis, le vendredi 03 juin 2016 suite à un problème respiratoire.

TriompheEFONGE

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