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Biyano, premier salon RD-congolais du tourisme, a vécu à Moanda

La ville de Moanda, dans le Sud-Ouest de la RD-Congo, a accueilli, du 16 au 19 mai dernier, le premier salon congolais du tourisme, dénommé «Biyano», organisé par l’Office national du tourisme -ONT- en partenariat avec IPOSS Évent SARL.

Axé sur le thème «Et si Moanda était une destination touristique», cet événement a été organisé en vue d’assurer la promotion et le développement du tourisme de la région côtière de Moanda, située dans la province du Kongo Central.

«Nous avons choisi Moanda puisque c’est premièrement la seule porte d’entrée qui s’ouvre à d’autres continents. C’est la seule porte d’entrée que la RD-Congo dispose de façon internationale. Nous avons estimé que Moanda a beaucoup d’opportunités d’investissement touristique qui restent encore en grande partie inexploitées. A travers ce salon, nous invitons les investisseurs, les opérateurs et tous les autres particulier à venir investir à Moanda tout en sachant que la construction du port en eau profonde de Banana va booster les investissements dans cette partie du pays», a expliqué Ephraïm Mpeko, directeur général d’IPOSS.

A la faveur du salon Biyano, Alain Bokoso, directeur de la direction des investissements, partenariat et patrimoine, a exposé autour du sous-thème: «Quid de l’investissement par rapport au tourisme». Il a introduit son exposé en soutenant que Moanda dispose des attrais touristiques très importants avec l’avantage d’être la seule agglomération RD-congolaise située au bord de l’océan. Et ce, avant d’épingler les facteurs qui font la particularité de Moanda ainsi que les forces de cette ville RD-congolaises. Au nombre de ces facteurs particuliers, Alain Bokoso a énuméré l’embouchure du fleuve Congo, des vestiges de la traite négrière, le port en eau profonde de Banana, encore en construction, etc. Quant aux forces susceptibles d’attirer des investisseurs dans le secteur du tourisme à Moanda, Bokoso a évoqué la proximité avec la capitale, Kinshasa à même de favoriser un afflux important de touristes, la présence du seul parc marin de la RD-Congo, appelé le Mangrove.

Ces différents éléments, mis ensemble, font de Moanda, selon Alain Bokoso, une cause suffisante pour y booster les investissements touristiques par des initiatives privées innovantes et par des partenariats public-privés.

«La RD-Congo est une terre d’investissement dans son ensemble. Partout au pays, on peut créer les investissements et prospérer mais spécialement à Moanda. L’avènement du port de Banana est un élément incubateur qui va déclencher des investissements», a déclaré Alain Bokoso, peu avant de passer le flambeau à Nicolas Kinduelo, Administrateur assistant du territoire de Moanda, pour exposer sur la question de l’évolution de ce territoire du Kongo Central. Il a encouragé les opérateurs économiques, amateurs du tourisme, à investir à Moanda dans la mesure où l’Etat ne peut pas lui-même investir.

A sa suite, Wally Nzuzi, chef de division du cadastre, a brossé l’état des lieux foncier de Moanda, faisant savoir que «Moanda -territoire- est une terre rurale et ce n’est que la cité de Moanda qui est urbanisée».

«Sur le plan foncier, Moanda est encore vierge. L’occupation est de moins de 10%. Ici, tu peux acquérir même 5 hectares de terre», a-t-il ajouté.

Une opportunité qui, à la lumière des déclarations de Albert Ndombele, directeur provincial du Kongo Central de l’Office national du tourisme, importe d’être saisie aussi bien par des opérateurs économiques de Moanda que par ceux d’autres coins du pays et même de l’extérieur.

Bien avant de plonger au cœur du salon Biyano, un circuit touristique a été vécu par des participants. Partis de Kinshasa, ces derniers ont connu un premier arrêt au jardin botanique de Kisantu où ils ont pu visiter de nombreuses espèces d’arbres et d’animaux qui s’y trouvent.

Ensuite, les participants au salon Biyano ont découvert le village de Nsiamfumu, situé à 14 kilomètres de la cité de Moanda. Ce village fût le lieu d’embarquement des esclaves au XVe siècle. Ils ont en plus découvert la forêt Mvula, la marmite des esclaves, la chaîne des esclaves le trou de stockage des esclaves ainsi que la plage Tonde. Ces différents sites abritent des vestiges de la traite négrière.

Jemima MAKUANZI

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