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Entretien du bief maritime du fleuve Congo: la direction générale de la CVM rassure

Pour permettre à la Congolaise des voies maritimes -CVM- de s’acquitter correctement de la mission lui confiée, le comité de gestion tient absolument à l’aménagement et entretien du bief maritime du fleuve Congo, long de 150 kilomètres. Cela en vue de faciliter la navigation des navires de haute mer à destination des ports maritimes RD-congolais. Au cours d’un point de presse tenu mardi 4 juillet à Kinshasa, le Directeur général de cette entreprise publique, Christine Tusse Daumbo, a rassuré l’opinion sur cette problématique. A l’heure actuelle, des solutions sont en cours d’exécution en ce qui concerne ce tronçon qui est d’une grande importance stratégique car il constitue l’unique voie d’accès de la RD-Congo par laquelle transite un volume important du trafic import-export. Le numéro un de la CVM a fait savoir qu’il permet de réaliser les échanges commerciaux avec l’extérieur en toute quiétude et exempte le pays des aléas des décisions politiques des pays étrangers.

S’agissant des problèmes d’ensablement qui se situent dans la seconde partie où les courants et les profondeurs naturels du fleuve sont faibles, le DG Christine Tusse a indiqué que la CVM devra approfondir cette partie du fleuve par le dragage, afin de la rendre accessibles aux navires. Aussi, l’entreprise doit en outre assurer l’ensemble du bief maritime les études hydrographiques, le balisage et le pilotage. A l’en croire, le résultat de l’ensemble de ces activités menées chaque jour dans le bief maritime permet d’offrir les calaisons de plus de 7 mètres de profondeur dans les passes navigables dont les profondeurs naturelles restent inférieures à 5 mètres dans la zone divagante.

Une crise profonde

Pour ce qui est de la problématique de la réalisation de la mission confiée à cette entreprise, Christine Tusse a fait savoir que la CVM comme la plupart des entreprises RD-congolaises est confrontée, à ce jour, à une crise structurelle très profonde sur le plan financier et opérationnel qui ne leur permet plus de s’acquitter valablement de leur mission. Cette crise, a-t-elle précisé, est caractérisée notamment par la baisse de plus ou moins 60% des recettes d’exploitation s’expliquant par la chute du trafic maritime à cause de la méfiance des amateurs due au manque d’outils de production. Il y a également l’endettement exorbitant vis-à-vis des agents et des tiers, la vétusté de l’outil de production.

Vivement la relance de l’entreprise

Parlant des options levées pour la relance de l’entreprise, le DG a rappelé que, dépourvue des moyens pour acquérir des équipements neufs, la CVM avait conclu en 2015, sous l’impulsion du gouvernement, un contrat de partenariat public-privé avec Dreging international, comme solution alternative au renouvellement des dragues vétustes et obsolètes, lesquelles dragues ne permettaient plus d’offrir des calaisons satisfaisantes pour la sécurité de navigation. Dans ce contrat, le dragage complémentaire a été confié à Dreging international, alors que le dragage de base devrait continuer à être assuré par la CVM.

Malheureusement à ce jour, ce partenariat ne donne pas les résultats attendus et la situation de crise tend à se consolider. C’est ainsi que pour y remédier, le gouvernement de la RD-Congo s’était engagé à doter la CVM dans un délai de trois mois, d’une drague d’occasion afin d’éviter un arrêt brusque du trafic maritime dû au manque d’outils de travail et ce, en attendant l’acquisition d’une drague neuve à moyen terme. Pour ce faire, une drague d’occasion, dont les spécifications techniques répondent aux exigences de travail sur le bief maritime, a été identifiée auprès d’un opérateur de dragage de renommée internationale.

Le coût de cette drague s’élève à plus ou moins 10 millions USD dont 7.500.000 USD à titre de prix d’acquisition et 2.500.000 USD à titre des frais de formation, d’acheminement de la drague à Boma, de douane et des frais divers. L’équipement acquis présente des avantages parmi lesquels, il est couvert par un certificat «Veritas».  La drague acquise présente en outre d’autres avantages multiples pour les armateurs, l’Etat, les consommateurs et opérateurs publics et privés notamment l’accroissement des recettes de la CVM et celles des autres opérateurs œuvrant dans le domaine du commerce extérieur. C’est le cas entre autres de la DGDA, du FPI, de l’OCC, de la SCTP, de l’OGEFREM.

La drague acquise sera à Boma sauf imprévu dans un délai de plus ou moins deux mois au plus tard. La direction générale a aussi confirmé que l’Etat RD-congolais s’était également engagé à doter la CVM à moyen terme d’une drague neuve et d’un nouveau dock flottant pour satisfaire à la demande pressante des armateurs d’offrir une calaison de plus ou moins 10 mètres afin de rendre compétitifs les ports de la RD-Congo. La mission principale de l’entreprise étant l’activité de dragage, le DG Christine Tusse a estimé qu’il était indispensable de doter la CVM d’une drague performante.

José BABIA  

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