
La vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a présenté, le vendredi 16 octobre 2026 au Sénat, quatre projets de loi portant sur des accords de financement conclus avec l’Association internationale de développement -IDA- du Groupe de la Banque mondiale. Un montant global de 625 millions de dollars américains de prêts, auxquels s’ajoutent 16,3 millions de dollars de dons, destinés à financer des secteurs essentiels au développement de la RD-Congo. Pour la vice-ministre, cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement et répond aux orientations du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la population.
Dans le détail, 200 millions de dollars sont destinés au projet TRANSFORME, consacré à l’autonomisation des femmes entrepreneures et au développement des micro, petites et moyennes entreprises. Un financement qui devra renforcer l’accès aux opportunités de financement, accompagner la croissance des entreprises et soutenir la création d’emplois. Près de 22.000 femmes entrepreneures devraient bénéficier d’un accompagnement supplémentaire. Même enveloppe pour le secteur de l’éducation. Le projet PERSE recevra 200 millions de dollars pour consolider les acquis de la gratuité de l’enseignement primaire public et étendre les interventions à 16 nouvelles provinces, avec pour objectif de renforcer l’équité dans l’accès à l’éducation et de poursuivre les efforts en faveur d’une rémunération régulière des enseignants. La santé n’est pas en reste.
Le Projet multisectoriel de nutrition et de santé -PMNS- bénéficiera de 91,3 millions de dollars, dont 75 millions de crédit et 16,3 millions de dons. Ces ressources serviront à renforcer les services de santé maternelle et infantile et la nutrition communautaire, avec une attention particulière pour les populations vulnérables. Enfin, 150 millions de dollars sont prévus pour le projet REPAIR, destiné à renforcer les capacités de la RD-Congo en matière de préparation et de réponse aux catastrophes naturelles et autres situations d’urgence, avec des mécanismes de financement rapidement mobilisables pour les ménages vulnérables, les agriculteurs et les petites entreprises touchés.
Devant les sénateurs, la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a insisté sur la qualité de ces financements: des prêts concessionnels à taux faibles ou nuls, avec des maturités pouvant atteindre 40 ans et des périodes de grâce allant jusqu’à 11 ans, afin de préserver la soutenabilité de la dette publique. Elle a également souligné l’importance de la transparence, de la redevabilité et du suivi de l’exécution des projets, en réponse aux préoccupations soulevées par les élus. À l’issue du débat en plénière, les quatre projets de loi ont été déclarés recevables.







