
L’Inspection générale des finances -IGF- a lancé, vendredi dernier à Kinshasa, l’évaluation des compétences de ses agents et cadres. C’est l’école nationale d’administration qui est mandatée pour conduire cette mission, en sa qualité d’institution publique spécialisée. Selon l’Inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa, cet exercice rentre dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique 2026 -2028 de l’IGF, et vise à renforcer les capacités humaines et institutionnelles, conformément à la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de bâtir une administration publique performante.
A en croire le chef de service Christophe Bitasimwa, ce bilan des compétences, première étape d’un programme ambitieux de modernisation, permettra de mesurer les aptitudes réelles des agents et cadres, d’identifier leurs points forts, leurs marges de progression, et de cibler les formations pertinentes prévues dès le premier trimestre 2026. «L’objectif est clair: mettre la bonne personne à la bonne place, de manière objective et rationnelle, en rompant avec les affectations de complaisance», a souligné l’IGF Christophe Bitasimwa.
Et d’ajouter: «ce n’est pas un fouet, mais une opportunité pour chaque agent de se regarder comme dans un miroir, de découvrir ses forces et ses faiblesses, et de progresser».
En clair, ce partenariat marque un tournant dans la gestion des ressources humaines de l’Inspection générale des finances, récemment dotée d’un nouveau cadre organique adapté. Il s’agit non seulement d’un outil de performance interne, mais aussi d’un levier stratégique de transformation de l’administration publique RD-congolaise, qui s’inscrit dans une dynamique durable de bonne gouvernance.
Pour sa part, tout en saluant la vision du chef de service de l’Inspection générale des finances, le Directeur général de l’Ecole nationale d’administration -ENA-, Tombola Muke, a indiqué que le capital humain est la première richesse de la RD-Congo, bien avant le cuivre ou le cobalt. Pour ceux qui ne savent pas, depuis 2013, l’Ecole nationale d’administration a formé plus de 840 ENARC et conduit de nombreux cycles de formation continue. Aujourd’hui, elle élargit son champ d’action vers l’accompagnement institutionnel, selon l’axe stratégique «réformer l’ENA pour réformer l’État».
