RDC : Atundu dénonce un plan visant à instaurer un régime transitoire d’exception

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André-Alain Atundu Liongo était, mardi 3 mars 2020, face à la presse  pour exprimer son indignation contre certains compatriotes RD-congolais qu’il a qualifié de «taupes» qui s’évertuent à torpiller la coalition Front commun pour le Congo -FCC- et Cap pour le changement -CACH. Ce cadre et communicateur du FCC a soupçonné, à travers la dissolution du Parlement et l’organisation des nouvelles élections, un plan visant à instaurer un régime transitoire d’exception. «Certains taupes soufflent dans ce sens et alimentent le fantasme en préconisant la dissolution du Parlement, c’est à dire l’organisation des nouvelles élections, sans considération de l’incidence et de la disponibilité financière», a-t-il dénoncé. Atundu Liongo a, par contre, proposé l’organisation d’une rencontre entre FCC et CACH en vue d’évaluer l’action de la Coalition après une année d’exercice du pouvoir. «Dans l’intérêt de la coalition, ne serait-il pas sensé de penser à une journée de réflexion FCC-CACH dans le but d’évaluer notre marche commune dans la gouvernance du pays?» s’est-il interrogé. André-Alain Atundu s’est également exprimé sur l’interpellation des certaines personnalités ayant servi la République. Il les trouve inapproprié. Pour lui, la stratégie de provocation ou mieux de harcèlement politique mise en œuvre à travers les interpellations des personnalités emblématiques ciblées devaient aboutir à dénouer l’accord de coalition pour justifier la rupture politique FCC-CACH par malentendu factice mais fatal. Atundu a fait allusion à l’interpellation dernièrement de l’ancien chef de l’Agence nationale des renseignements -ANR- à l’aéroport de N’djili par les agents de la Direction générale des migrations -DGM- alors qu’il revenait d’une mission officielle. Kalev a été amené dans les installations de l’ANR. Aussi a-t-il rappelé, certaines personnalités du FCC avaient été interpellées il y a quelques semaines toujours par les agents de la DGM à l’aéroport de N’djili, parce qu’ils détenaient des passeports diplomatiques sans en avoir la qualité.

J.B