
Le député national Flory Mapamboli a, mercredi 1er octobre 2026, déposé une proposition de loi visant à interdire définitivement les sachets et les plastiques à usage unique sur toute l’étendue de la RD-Congo. Plus encore, le texte instaure la consigne obligatoire pour toutes les bouteilles, obligeant ainsi les grands producteurs à récupérer eux-mêmes leurs emballages. Un mécanisme de pollueur-payeur destiné à mettre fin au spectacle désolant de caniveaux bouchés, de rivières et des communes étouffées par les déchets. Dans le détail, le texte de l’élu de Kasongo-Lunda instaure un calendrier progressif pour le bannissement du plastique jetable.
La première échéance, fixée à 12 mois après promulgation, vise les produits les plus polluants. La seconde, à 18 mois, sonne le glas des sacs, sachets et films plastiques distribués aux points de vente. Autre mesure phare de cette proposition de loi: l’instauration d’une consigne obligatoire pour toutes les bouteilles plastiques d’eau et de boissons non alcoolisées. Face à cette catastrophe écologique silencieuse, le parlementaire a décidé de s’attaquer à la racine du problème.
Sa proposition ne se contente pas de sanctionner le jet du plastique dans la rue, elle vise une intervention en amont, dès la fabrication ou l’importation. Le premier pilier de cette proposition de loi est l’interdiction totale de la mise sur le marché des plastiques à usage unique. Sont directement visés les gobelets, les assiettes et les couverts jetables qui constituent l’essentiel de la pollution visible.
Le second pilier, plus révolutionnaire encore, est l’instauration de la consigne obligatoire. Le mécanisme est simple mais contraignant pour les opérateurs économiques. Concrètement, les grandes entreprises qui produisent ou importent des boissons en bouteilles plastiques seront désormais obligées d’organiser, elles-mêmes, la récupération de leurs emballages. Par ailleurs, pour une grande partie de la population RD-congolaise qui subit au quotidien les inondations causées par les plastiques, cette proposition de loi sonne comme un immense espoir.
Deborah MATEYI






