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RDC : L’appel de l’AETA, SYMOCEL, ROC, RENOSEC à Fatshi

«Le Chef de l’Etat nous a demandé de continuer les réflexions et de lui faire parvenir nos avis additifs relatifs à la coalition. Il nous a encore demandé de maintenir les contacts de travail avec son bureau en lui proposant des avis liés aux problématiques de la CENI et à l’organisation des élections…», ont affirmé ces organisations de la Société civile

Reçues dès le premier jour des consultations, les organisations de la Société civile du suivi du processus électoral ont été très directes et sincères vis-à-vis du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. En réponse au souci soulevé par le Chef de l’Etat pour convoquer ces consultations, les représentants de toutes ces organisations ont focalisé leurs opinions sur les problématiques de la Commission électorale nationale indépendante -CENI- et sur l’organisation des élections dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire en 2023, comme le premier citoyen RD-congolais l’avait évoqué lui-même dans son adresse du 23 octobre dernier. 

«Nous avons clairement dit au Chef de l’Etat qu’il faut dépolitiser le processus de la désignation des animateurs de la CENI, mettre en place en toute urgence les nouveaux animateurs de la Centrale électorale et mettre aussi sur pied un référentiel sur les réformes électorales par un consortium des organisations de la Société civile», ont souligné quelques représentants de ces organisations à l’issue de leur rencontre avec le Président de la République. Réagissant aux propos des organisations de la Société civile en charge du suivi des élections, Fatshi a montré sa volonté d’avoir une CENI véritablement composée des acteurs de la Société civile.

«Il a même révélé avoir partagé avec le Cardinal Fridolin Ambongo, déjà en 2019, cette question d’une CENI dont le bureau serait constitué totalement des experts de la société et que les politiques en nombre restreint composeraient la plénière», ont souligné avec joie les acteurs de la Société civile spécialisés dans les questions électorales. Et d’ajouter: «nous avons fait savoir au Chef de l’Etat la nécessité de privilégier la paix et la stabilité institutionnelle dans toute décision qui sera prise, de respecter la Constitution, de requalifier ou de recadrer la coalition en se basant sur les cahiers de charges issus des consultations. Nous lui avons demandé de se méfier des acteurs politiques qui viseraient le partage du pouvoir, d’éviter toute option qui serait à la base d’une remise en cause de l’ordre institutionnel avec risque de déclencher une crise nationale».

L’AETA conduite par son secrétaire permanent, Jérôme Bonso et Gérard Bisambu, secrétaire général, et les autres organisations consultées ont également demandé au Président de la République de préserver les acquis des élections de 2018, à savoir: l’alternance démocratique et la souveraineté électorale.

«Après nous avoir suivis avec beaucoup d’attention, Félix-Antoine Tshisekedi nous a demandé de continuer les réflexions et de lui faire parvenir nos avis additifs relatifs à la coalition. Il nous a encore demandé de maintenir les contacts de travail avec son bureau en lui proposant des avis liés aux problématiques de la CENI et à l’organisation des élections, lesquels devront être intégrés dans son prochain discours à la Nation à l’issue des présentes consultations», ont indiqué les mêmes responsables des organisations consultées.

Au nombre des structures du suivi des élections consultées par le Chef de l’Etat, figurent la plateforme «Agir pour les élections transparentes et apaisées -AETA-» représentée par deux délégués, à savoir: Jérôme Bonso et Gérard Bisambu, respectivement secrétaire permanent et secrétaire général. A côté de cette plateforme se trouvaient la SYMOCEL, le ROC, le REGED, la CIPSC/ECC, le RENOSEC et la société civile électorale -EDUCIEL.

Dorian KISIMBA

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