
Judith Suminwa Tuluka, Première ministre RD-congolaise, a pris part, lundi 18 novembre 2024 à Ottawa au Canada, à la cérémonie d’ouverture de la conférence internationale «Africa Accelerating 2024». Cet événement de premier plan est organisé conjointement par la Chambre de commerce Canada-Afrique et le gouvernement canadien. Ce forum qui va se poursuivre jusqu’au 20 novembre 2024 à Toronto, vise à renforcer les relations économiques RD-Congo-Canada, explorer de nouvelles opportunités d’investissement et promouvoir des partenariats gagnant-gagnant. Dans son discours, la cheffe du gouvernement a invité les investisseurs canadiens à venir investir en RD-Congo.
Du haut de la tribune de cette conférence, celle qui représente toutes les femmes RD-congolaises a présenté la RD-Congo comme pays-solution et meilleure destination pour les investissements. «La RD-Congo se présente, en dépit d’une guerre d’agression injuste dans sa partie Est, comme pays-solution, mais aussi comme acteur dynamique et incontournable», a-t-on lu dans le communiqué de la Primature de la RD-Congo.
La RD-Congo, a-t-elle précisé, n’est plus ce géant au pied d’argile. Elle devient par excellence la terre de destination des capitaux pour un devenir meilleur. Elle est une panacée aux problèmes qui terrifient l’humanité et cela n’a plus besoin d’être démontré. Selon cette même source, la Première ministre a mis en avant, lors de ce forum, le massif forestier protecteur de la couche d’ozone d’environ 155,5 millions d’hectares que possède la RD-Congo, soit plus de 60% de forêts du Bassin du Congo, les tourbières de plus de 30 gigatonnes de dioxyde de carbone, une faune et une flore riches qui la classe 5ème puissance mondiale en biodiversité.
«Il faut ajouter à cela ses 70% de terres arables utiles au développement des grands projets agricoles et une main d’œuvre de plus de 50 millions de jeunes, mais aussi, en ce qui concerne l’énergie, un potentiel photovoltaïque estimé à 70.000 mégawatts ainsi que des minerais importants et critiques qui entrent dans la fabrication des batteries et des piles à hydrogène dont la demande augmente sans cesse pendant cette ère des énergies renouvelables, en particulier avec le cobalt, le lithium et le nickel; sans omettre cet autre minerai que la RD-Congo est fière de posséder: le coltan, avec 60% de réserves mondiales, prisé dans la technologie de l’ordinateur et de la téléphonie cellulaire, surtout en cette ère de développement de la 5G», a renchéri la source.
Au cours de son discours, Judith Suminwa a martelé sur l’importance de l’éducation et de la formation. A ce sujet, la Première ministre en a appelé à établir des partenariats académiques entre les institutions universitaires RD-congolaises et canadiennes. Elle a estimé que cela permettra de développer des compétences indispensables dans les secteurs minier et technologique, renforçant ainsi la coopération à long terme.
Dans sa mission de défendre les priorités stratégiques de son pays, la Première ministre Judith Suminwa a lancé un appel à l’expertise canadienne dans les métiers liés aux secteurs productifs de l’économie RD-congolaise, tels que: l’agriculture, les mines, l’énergie et les infrastructures. Pour boucler la boucle, elle a lancé un appel à la mutualisation des efforts dans la lutte contre le réchauffement climatique et autour de l’industrie des métaux indispensables à la transition énergétique qui justifie de nos jours tout espoir de survie sur terre.
Hénoc AKANO

