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Agression des députés et violation du Palais du peuple: Mabunda porte plainte contre les auteurs intellectuels

A la suite des actes de vandalisme perpétrés des militants UDPS, parti présidentiel, en protestation contre les propositions de lois visant la réforme judiciaire, initiées par le duo Minaku-Sakata, le bureau de l’Assemblée nationale annonce des poursuites judiciaires contre leurs auteurs intellectuels bien identifiés.

Dans son communiqué officiel du 25 juin 2020, la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a rappelé que la loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en ces articles 29 et 30 prévoit des sanctions à l’encontre des formations politiques et de leurs dirigeants qui portent atteinte à l’ordre institutionnel démocratique ou troublent gravement l’ordre public. 

«Ces militants de l’UDPS ont commis des actes de vandalisme et de violence agressant physiquement une dizaine de députés, le personnel administratif et des visiteurs et ont endommagé des véhicules. Ce 24 juin 2020, ces manifestations violentes ont gagné en intensité avec un blocage des points d’accès du Palais du peuple afin de pourchasser les députés et empêcher le travail parlementaire», a déploré la speakerine. Suite à ces actions qui ont paralysé le fonctionnement normal de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a levé l’option d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs intellectuels du spectacle désolant et anti-démocratique offert par les militants UDPS.

«Le Bureau de l’Assemblée nationale condamne avec la plus grande fermeté ces tentatives devenues récurrentes d’intimidation et de musèlement de l’activité parlementaire, pilier essentiel des démocraties modernes aspirant à l’Etat de droit, par ce parti  politique. Affaiblir le député, représentant légitime du peuple, c’est vouloir placer la démocratie congolaise sous éteignoir et détruire l’édifice des acquis démocratiques chèrement construit aux prix des sacrifices de nos frères et sœurs depuis la lutte pour notre souveraineté nationale. C’est une tentative de déstabilisation institutionnelle qui peut nuire gravement à la sécurité nationale», a dénoncé Mabunda dans son communiqué.

Au gouvernement de la République, qui dispose de la Police et des services de sécurité conformément à l’article 91 de la Constitution, la présidente de l’Assemblée nationale a demandé de faire respecter strictement l’inviolabilité du siège du parlement et d’assurer efficacement la protection des députés. 

«En ce moment où nous faisons face à plusieurs fronts nationaux urgents, la pandémie à Covid-19 et ses conséquences socioéconomiques non encore atténuées, l’insécurité persistante en Ituri, au Nord et Sud-Kivu, à Beni, à Lubumbashi et les violations frontalières répétées de notre territoire par des pays voisins, le Bureau de l’Assemblée nationale appelle les acteurs politiques à privilégier les mécanismes de dialogue et les voies pacifiques pour promouvoir leurs intérêts afin de maintenir la paix et la concorde sociales», a souligné Jeanine Mabunda.

La speakerine a estimé que la codification de l’expression démocratique représentative passe par les élus nationaux. «S’exprimer par des voies violentes est antidémocratique et dangereux pour la santé de notre jeune démocratie qui expérimente sa 1ère alternance pacifique depuis son indépendance dont la soixantième année sera célébrée ce 30 juin 2020», a-t-elle martelé dans le même communiqué officiel.

DK

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