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2023: la Présidence de la République rassure, il y aura élections dans les délais constitutionnels

“Vous pouvez me croire, le chef de l’Etat n’a aucunement l’intention de passer outre ces délais constitutionnels. Le reste, ce sont des intentions”, a indiqué mercredi le porte-parole du Chef de l’État…

“La Présidence n’a jamais donné son avis sur la déclaration des évêques catholiques réclamant les élections dans les délais constitutionnels”, a déclaré mercredi avant-midi le Porte-parole du Président, Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Au cours d’une intervention sur la radio Top Congo Fm, Kasongo Mwema a déclaré que la réplique de la Présidence parue mardi dans la presse et les réseaux sociaux et émanant de la Direction de la communication présidentielle «est une intervention personnelle», ajoutant que la Présidence n’a pas publié un communiqué. “C’est une précipitation qui n’a pas respecté toutes les procédures pour être mise en ligne”, a-t-il souligné.

Le Porte-parole de Félix Tshisekedi a plutôt rassuré tout le monde, évoquant la dernière adresse du Chef de l’Etat à la Nation le 6 décembre 2020, affirmant que les élections de 2023 auront bel et bien lieu dans les délais constitutionnels.

“La dernière déclaration du Chef de l’Etat date du 6 décembre de l’année dernière, lorsqu’après avoir consulté plusieurs couches de la population, il s’est prononcé et à ma souvenance, il a déroulé son action pratiquement jusqu’en 2023. Donc, Il n’a pas nié la nécessité d’organiser les élections en 2023. Je ne sais pas pourquoi aujourd’hui on va lui prêter l’intention de vouloir déborder. Puisqu’il y a une inquiétude, laissez-moi donner des assurances, laisser moi demander à nos princes de l’église de garder leur calme et de faire confiance”, a tapé Kasongo Mwema, jurant que Félix Tshisekedi n’a aucunement l’intention de passer outre.

L’opinion prend date. Lisez plutôt l’interview.

Les évêques catholiques très critiques à l’endroit du régime Félix Tshisekedi: une situation du pays peu reluisante, la réalité est loin des promesses faites lors de la campagne électorale. Mais, il y a aussi cette épineuse question électorale. Les évêques catholiques ne sont pas prêts à tolérer un glissement en 2023. Est-ce qu’il y a aujourd’hui en Félix Tshisekedi la volonté politique d’organiser ces élections dans les délais constitutionnels?

Laissez-moi faire remarquer que ce n’est pas la première fois que les évêques catholiques, les prélats et la CENCO, en particulier, puissent réagir lorsqu’ils sentent qu’il y a un danger, des inquiétudes. Ce qui est tout à fait normal. Les évêques sont libres en tant que citoyens congolais d’exprimer leur crainte, leur étonnement.

La seule chose que je peux personnellement dire en ce moment en tant que Porte-parole du Chef de l’Etat, c’est essayer de comprendre d’où est née cette inquiétude par rapport au danger qui est un glissement, qu’on dépasse les délais constitutionnels de 2023. Mais nous devons nous aussi, en tant que journaliste, observateur et en tant que Congolais, faire attention aux intentions qu’on prête de façon farfelue au Président de la République.

La dernière déclaration du Chef de l’Etat date du 6 décembre de l’année dernière, lorsqu’après avoir consulté plusieurs couches de la population, il s’est prononcé et à ma souvenance, il a déroulé son action pratiquement jusqu’en 2023.

Donc, Il n’a pas nié la nécessité d’organiser les élections en 2023. Je ne sais pas pourquoi aujourd’hui on va lui prêter l’intention de vouloir déborder. Puisqu’il y a une inquiétude, laissez-moi donner des assurances, laisser moi demander à nos princes de l’église de garder leur calme et de faire confiance. Le Chef de l’Etat s’est prononcé à cette occasion et il a commencé à dérouler un certain nombre d’actions que vous avez tous suivies.

Nous en étions à l’Assemblée nationale, qui a changé son bureau de façon démocratique. Nous avons vu la démission du Premier ministre, la nomination du nouveau Premier ministre qui a pour clé les consultations.

Le bureau définitif du Senat vient d’être mis en place. Il reste maintenant la mise en place du nouveau gouvernement. Qu’on laisse le Chef de l’Etat dérouler son calendrier et qu’on fasse confiance. Je ne sais pas s’il y a une seule raison qui peut pousser les gens à douter du fait qu’on pourra organiser les élections en 2023.

Mais il y a des reformes qui se font toujours attendre. Le nouveau bureau de la CENI qui n’est toujours pas mis en place. Il y a aussi cette question des moyens où on parle du retard…

C’est la première fois que l’organisation des élections en RDC est confrontée à des questions de moyens? Ma réponse est non. Je crois qu’aujourd’hui on ne peut pas aller faire un procès à partir de là.

Il y a des retards, travaillons ensemble. Et le Chef de l’Etat demande à l’ensemble de la classe politique de l’accompagner pour qu’on respecte les délais constitutionnels de l’organisation des élections en 2023. Vous pouvez me croire, le Chef de l’Etat n’a aucunement l’intention de passer outre ces délais constitutionnels.

Le reste, ce sont des intentions. Et sur quoi sont basées ces intentions? Vous avez cité quelques éléments qui ne sont pas les premiers, et on les a déjà surmontés et nous pourrons ensemble les surmonter.

Dans le communiqué de la Présidence de la République on va jusqu’à qualifier le message des évêques de posture excessive et insurrectionnelle. Pourquoi une réaction aussi musclée à la déclaration des évêques?

Vous dites une réaction musclée de la Présidence de République. Laissez-moi rectifier. Il s’agit d’une intervention que je qualifierai de personnelle.

La Présidence de la République n’a pas publié un communiqué sinon ce communiqué porterait la signature du Directeur de cabinet.

Le Porte-parole du Chef de l’Etat ne s’est pas exprimé. La dernière fois que le Chef de l’Etat s’est exprimé, il est allé dans le sens du maintien des élections dans les délais constitutionnels.

Moi, en tant que son Porte-parole, je m’en tiens à ça. Maintenant, il est vrai qu’il y a un article qui est sorti, signé Direction de la Communication présidentielle, qui a semé certainement le doute. Je me dis qu’on ne peut pas empêcher des personnes à titre individuel d’émettre des avis, de penser ou de réfléchir. Je ne vais pas rentrer dans des problèmes d’organisation interne. Mais, pour moi, il faut considérer cela comme une précipitation.

Il y a quand même des procédures pour mettre en ligne, mettre en publication un article qui est écrit au niveau des Services de communication du Chef de l’Etat. Je n’ai pas l’impression que toutes les procédures étaient respectées.

Mais restons sur le fait que les évêques, la population congolaise, les électeurs doivent se tranquilliser, il n’y a dans l’esprit du Chef de l’Etat aucune intention de franchir la limite des échéances constitutionnelles. Je vois dans beaucoup des médias où on met en avant des urgences sociales, sécuritaires, notamment face à la Covid-19. Il y a un gouvernement qui va bientôt sortir et ce sera ses premières préoccupations.

Propos retranscrits pas Brice NLANDU

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