Lutundula propose la réforme de la CENI

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Devant la presse, Christophe Lutundula Apala a, jeudi 8 août 2019, souligné que cette réforme proposée a pour but de renforcer l’indépendance, la neutralité et l’impartialité de la Centrale électorale et de lutter contre son instrumentalisation politicienne. A cette occasion, il a lancé un appel aux partenaires internationaux pour appuyer toutes initiatives visant à vulgariser cette proposition de loi.

A la veille du renouvellement de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, dont le mandat des membres actuels a expiré, Christophe Lutundula, président national de l’Alliance des démocrates pour le progrès -ADP-, a déposé une proposition de loi portant sur la réforme du système électoral en RD-Congo. Son point de presse organisé immédiatement après le dépôt de son texte de loi au bureau de l’Assemblée nationale lui a permis de faire l’économie des ajustements structurels substantiels du système électoral.  Christophe Lutundula a précisé que ce projet de réforme a plusieurs objectifs. Il s’agit de renforcer l’indépendance, la neutralité et l’impartialité de la CENI et de lutter contre son instrumentalisation politicienne, de rassurer tous les compétiteurs électoraux quand à la transparence du scrutin et leur offrir des chances égales et d’améliorer la transparence et l’efficacité de la gestion tant des opérations électorales que des ressources de la CENI. Cette proposition de loi apporte des innovations telles que la désignation du président de la CENI par consensus de trois composantes, à savoir: Majorité, Opposition et Société civile sur proposition de celle-ci. Cela en raison du rôle clé qu’il joue aussi bien dans la gestion courante de la CENI que dans la conduite des élections, la consolidation de l’unité nationale et de la paix civile au pays. Lutundula a également proposé la représentation à parts égales des trois composantes car la CENI, en tant que pouvoir organisateur des élections, est aussi une institution d’arbitrage qui doit offrir des chances égales à tous les candidats dans un processus électoral, par essence, compétitif. «Cette fonction d’arbitrage a peu de chance d’être remplie avec équité si une des parties prenantes est surreprésentée. Bien plus, la CENI n’est pas une institution politique pour que sa structuration interne soit conditionnée par le poids politique des composantes d’origine de ses membres», a-t-il proposé. Pour le succès de ce projet de loi, l’auteur de la proposition de la loi invite les hommes et femmes de médias à le vulgariser; les organisations politiques et de la Société civile à l’enrichir et mobiliser le soutien de leurs partisans, adhérents et fidèles. Enfin, aux partenaires internationaux, il a été demandé d’appuyer toutes initiatives visant à vulgariser cette proposition de loi organique et à organiser des forces démocratiques sur elle afin de l’améliorer et de dégager le consensus le plus large possible sur les mesures des réformes proposées.   Mymye MANDA

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