Le compte Twitter de la Présidence embarrasse

0

La communication au plus haut sommet de l’Etat revêt une grande importance. Celle-ci doit répondre aux normes rigoureuses de forme et de fond. Toute personne ayant la curiosité de lire, sans maligne intention, les messages postés sur le compte Twitter officiel de la Présidence de la République est frappée et embarrassée par la persistance de certaines fautes d’orthographe et de langue française y décelées. Des fautes que des élèves, admis au concours de passage en classe terminale, éviteraient de commettre, sous peine d’être recalés.

Sans doute n’est-ce pas un fonctionnaire, un collaborateur qualifié qui est chargé de concevoir, rédiger et publier les messages se rapportant aux activités officielles du Président de la République, Félix Tshisekedi, ou de son Dircab, Vital Kamerhe, mais n’est-il pas indiqué, à défaut de le relire lui-même, de s’entourer d’une équipe mieux outillée pour cette tâche?

«AfricaNews» a pu relever ces fautes, dues peut-être à l’inadvertance ou au manque de maîtrise de la langue française. En voici quelques exemples parmi tant d’autres: les lecteurs rectifieront d’eux-mêmes.

Les fautes de ponctuation paraissent les plus nombreuses. Il y a aussi les fautes de conjugaison ou d’orthographe. Comme dans ce tweet aussitôt effacé mais pas dans les réseaux sociaux, où l’auteur écrit «les ‘‘élèvent’’ ont offert…» au lieu de «élèves». Les fautes de conjugaison viennent compléter ce qui tend à devenir une règle comme dans ce message où il écrit «le Chef de l’État a été ‘’visité’’ le Centre de traitement Ebola». Le tout récent tweet posté peu après le retour à Kinshasa de Fatshi jeudi 18 avril a dû inquiéter. On y lit: «Arrivée à bord d’un vol @Congo_Airways, le Président de la République S.E Félix-Antoine Tshisekedi est de retour à Kinshasa après une mission de sécurisation dans le Haut-Katanga, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu».

Le compte Twitter de la Présidence de la République, principal service rattaché à la plus haute autorité du pays, compte parmi les vitrines de la République. Il ne peut et ne doit être laissé entre les mains inexpertes. Ceci est aussi valable au niveau des autres institutions de la République où certains collaborateurs s’amusent à charcuter les communications officielles sans se rendre compte de leur impact sur l’image de leurs animateurs. Il y a péril en la demeure.  

Natine K.          

REPONDRE

Veuillez saisir votre commentaire
Veuillez saisir votre nom