
Le président Donald Trump a déclaré jeudi qu’il déciderait dans les dix à quinze prochains jours s’il poursuivait la voie diplomatique avec l’Iran ou ordonnait une frappe militaire. Des responsables américains et israéliens ont dit aux médias qu’une opération militaire contre l’Iran serait probablement une campagne massive de plusieurs semaines et pourrait commencer dans les jours à venir.
«Maintenant nous pourrions devoir aller un cran plus loin ou nous ne le ferons peut‑être pas. Peut‑être allons‑nous conclure un accord [avec l’Iran]. Vous allez l’apprendre dans les probablement dix prochains jours», a déclaré Trump lors de la réunion du Gaza Board of Peace à Washington, jeudi.
Plusieurs heures plus tard, Trump a déclaré aux journalistes à bord de l’Air Force One, en route vers la Géorgie, que dix jours «seraient suffisants. Dix, quinze jours, à peu près au maximum».
Dernières nouvelles de Téhéran
Au milieu de la menace américaine de lancer une campagne militaire, l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir‑Saeid Iravani, a envoyé une lettre au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et aux membres du Conseil de sécurité avertissant d’une riposte iranienne.
«Dans de telles circonstances, toutes les bases, installations et actifs de la force hostile dans la région constitueraient des cibles légitimes dans le cadre de la réponse défensive de l’Iran. Les États‑Unis assumeraient entière et directe responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlée», a‑t‑il écrit.
Mercredi, Trump a convoqué ses principaux conseillers pour une réunion sur la crise avec l’Iran. Trump a été informé des pourparlers nucléaires qui se sont tenus plus tôt cette semaine à Genève et le groupe a discuté des prochaines étapes. Jeudi, le président américain a déclaré que les pourparlers s’étaient bien déroulés mais que l’Iran devait conclure «un accord significatif, sinon de mauvaises choses arriveront».
A suivre
Un responsable américain a indiqué que les Iraniens doivent revenir auprès de l’administration Trump d’ici la fin du mois avec un ensemble de mesures pour répondre aux préoccupations présentées par les États‑Unis à Genève au sujet de leur programme nucléaire. Les responsables américains affirment que l’arrivée du porte‑avions USS Ford et de son groupe aéronaval en Méditerranée orientale dans les prochains jours sera un facteur clé pour le calendrier d’une éventuelle campagne militaire contre l’Iran.
Avec Agences