
Le FC Les Aigles du Congo et l’AS Maniema Union se sont affrontés mercredi 13 mai 2026 au stade Tata Raphaël, dans le cadre de la 4ème journée des play-offs du championnat national de première division. Peu avant le coup d’envoi de cette rencontre, remportée 2-1 par les Samouraïs, les agents de protection rapprochée du Général Gabriel Amisi Kumba, chef d’Etat-major des Forces terrestres des FARDC et président de Maniema Union, ont investi la zone de presse, espace réservé aux journalistes. Ils en ont fait sortir les professionnels présents pour permettre à «Tango Four» de suivre le match depuis cet emplacement. La présence de l’ancien président de l’AS V. Club dans la tribune de presse suscite des interrogations. Plusieurs spectateurs se demandent si la zone de presse se transformait en tribune d’honneur. «En principe, un dirigeant de club ne doit pas suivre le match depuis la zone de presse. Cet espace est strictement réservé aux journalistes, commentateurs et photographes pour exercer leur métier», explique un supporter des Aigles du Congo, dont le président a assisté à la rencontre depuis les tribunes d’honneur. La veille, mardi 12 mai, sur le même site, une scène similaire s’était produite. Lors du match opposant V. Club à l’AS Simba de Kolwezi, des heurts ont éclaté dans les tribunes d’honneur. À la mi-temps, alors que le score était de 0-0, des agents du service de sécurité de V. Club se sont déployés dans le stade. Une dizaine de personnes a accédé à la zone de presse sans motif clair. «Ils ne sont pas ici», a lancé l’un d’eux. Quelques minutes plus tard, un supporter de l’AS Simba a été menacé dans les tribunes d’honneur par le service de sécurité de V. Club, sous le regard des forces de l’ordre. Lors de cette altercation, le chef de sécurité de Vita a accusé un fan de l’AS Simba d’être «féticheur» et a ordonné: «Faites-le sortir!». Vingt-cinq minutes plus tard, les forces de l’ordre sont intervenues pour calmer les esprits et installer un cordon de sécurité au milieu de la tribune. Le calme est revenu sans interruption du match. «Il y a beaucoup à faire. Dans les réunions, on leur demande ça, mais ça ne s’exécute jamais», réagit une des responsables de la communication de la Ligue nationale de football -LINAFOOT. Un spectateur condamne ces incidents: «Protégeons la très grande majorité des gens pour qui venir au stade est une fête. Sinon, comment imaginer que des parents emmènent leurs enfants au stade dans les prochains mois? Le football s’éloigne déjà de ce qui a fait sa renommée planétaire. Il serait dangereux pour sa survie de se passer des supporters, dernier ingrédient qui lui permet encore d’être populaire. Sans ses amoureux passionnés, le football n’est plus qu’une machine à cash aux contours douteux. Les tribunes sont malades, gravement malades».
La pelouse envahie
Comme face au FC Saint Éloi Lupopo, les supporters de V. Club ont de nouveau envahi la pelouse du stade Tata Raphaël. Au coup de sifflet final, les «Bana Mbongo», en liesse, sont entrés sur le terrain pour célébrer la victoire avec les joueurs et le staff technique. Les images, festives et bon enfant, ont circulé sur les réseaux sociaux. La commission de discipline de la LINAFOOT peut infliger au club kinois deux types de sanctions: un huis clos total ou partiel et une amende. L’unique but inscrit par Mpiana Mozizi permet aux Moscovites de s’installer provisoirement à la 4ème place avec 6 points en 4 matchs. Pour leur prochaine sortie, les Dauphins noirs de la capitale seront reçus par l’AS Maniema Union, samedi 16 mai, à Lubumbashi.
