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Les Léopards en ½ finale : Florent Ibenge, les coups du maître

A chaque fois qu’il arrive dans une équipe, le sélectionneur des Léopards a toujours réussi les coups du maitre. De VClub, en passant par les Léopards A, Florent Ibenge s’affirme comme un entraineur providentiel pour la RD-Congo.
Il ne fait pas toujours l’unanimité. Pourtant, Florent Ibenge rassure! On l’aura beau critiquer, le sélectionneur des Léopards A et CHAN est en train de s’affirmer comme l’entraineur providentiel pour le football de l’ex-Zaïre. Celui, grâce à qui les Léopards ont atteint les ½ finales, a marqué le monde du football mondial. Florent Ibenge a vu son nom figuré dans le top 50 des meilleurs coachs du monde, d’après un classement de la FIFA. En 2014, pour sa première année à la tête de VClub, il a réussi à amener le club vert et noir de Kinshasa en finale de la Ligue des champions de la CAF, alors que les Moscovites n’avaient plus atteint ce niveau depuis 30 ans. En 2015, alors qu’il est désigné pour la toute première fois comme sélectionneur du onze national, Ibenge a encore édité un exploit. Il a qualifié les Léopards en ½ finale puis arracher la troisième place du classement 18 ans après la troisième place au Burkina Faso. Pour cette année au CHAN Rwanda 2016, Florent Ibenge est en train de faire un excellent travail avec les Léopards locaux qu’il dirige. Alors que la plupart de RD-Congolais priaient pour éviter en ¼ de finale les Amavubi du Rwanda, pays organisateur de ce CHAN, Florent Ibenge, en bon visionneur, avait plutôt de la préférence sur cette équipe rwandaise. Il a estimé que cette sélection rwandaise a été prenable par rapport à la Côte d’Ivoire. Chose qui s’est confirmée samedi 30 janvier, avec la victoire, 2-1, des Léopards. Cette victoire héroïque a plongé tout le peuple RD-congolais dans la joie. A Kinshasa comme partout à travers le pays, l’on a assisté à des scènes de liesse. Toutes les grandes artères ont été prises d’assaut par des milliers de gens chantant et scandant de slogans en l’honneur des Léopards et de Florent Ibenge. Dans les débits de boissons comme dans leurs domiciles, les RD-Congolais ont partagé un verre ensemble, peu importe leur susceptibilité, leur appartenance politique, ethnique ou religieuse.
Se former
Une victoire qui est d’un apport significatif en ce moment où le peuple RD-congolais est à la recherche de la cohésion pour aller au dialogue en faveur de la paix et la réconciliation entre les filles et fils du pays. Né le 14 décembre 1961, Florent Ibenge a décroché son diplôme d’entraîneur de football -DEF- en France. Après avoir obtenu son diplôme, il s’occupera d’abord des équipes d’âge avant d’être engagé par l’équipe de Douai en CFA2. C’est le début d’une longue et riche carrière d’entraîneur. En 2012, lorsque Nicolas Anelka, ancien international français et ami d’enfance de Florent, est choisi pour remplacer Jean Tigana au poste d’entraîneur principal du club chinois de Shanghaï Shenhua Liansheng, celui-ci a fait appel à Ibenge pour le seconder. «Quand on lui -Anelka- a demandé de remplacer Jean Tigana en Chine, il a eu des propositions de plusieurs entraîneurs confirmés pour le seconder. Il a préféré me prendre pour l’aider dans sa tâche et me faire connaître au niveau du monde entier», a révélé Ibenge. Au sein de ce club chinois, Ibenge ne restera que pendant 5 mois et coachera Didier Drogba, ex-capitaine des Eléphants. L’expérience asiatique finie, Florent décide de rentrer au pays et s’engage avec son club chéri, AS VClub. Il entend alors redorer les blasons de son équipe en dépit du problème d’infrastructure qui se pose avec acuité au pays. Cela se réalisera lors de sa deuxième saison avec les Moscovites. Après près de trois décennies, il parvient à conduire VClub en finale de la Ligue des champions africaine après avoir terrassé des géants du continent comme CS Sfaxien, Zamalek et autres. Le brillant parcours réalisé avec les verts et noirs de la capitale poussera les responsables du football RD-congolais à s’attacher à ses services après le départ de Claude Leroy pour le Congo-Brazza. Avec les Léopards, il ne fera pas grande impression lors des éliminatoires de la CAN 2015, sa première compétition avec la sélection, mais réussira à qualifier le pays. Après un début très timide à la CAN, il écrase la sélection des Diables rouges, conduite par Claude Leroy, et envoie ainsi les Léopards en demi-finale de la CAN. Niveau que la sélection RD-congolaise n’avait plus atteint depuis 1998.
Guylain LUZAMBA

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