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Jeune céramiste, Doboys Luzamba prêt à révolutionner son secteur

René & DoboysIMG_20160405_103800632Etudiant à l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa -ABA- dans le département de Céramique, Doboys, de son vrai nom Jonathan Luzamba, se dit prêt à révolutionner cet art du potier. A en croire l’artiste, dans un entretien exclusif accordé au Trihebdomadaire «AfricaNews», cet art ne servait autrefois qu’à fabriquer les vases et les masques. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Avec sa touche modernisée, Doboys Luzamba tente de réaliser des œuvres novatrices, entre autres «Loboko ya mwinda», que l’on peut placer dans les murs d’une parcelle, «L’homme qui joue au tam-tam», «Défilé», etc. «Je suis dans un département qui est presque mort, abandonné par tous. Imaginez, dans notre département, nous ne sommes que 4 au 1er graduat à l’ABA. Déjà, la céramique est un art que les gens ne considèrent pas trop actuellement. Parce qu’elle est un art qui est basé sur des histoires antiques, telles que les masques et les vases. Et, personnellement, je veux un peu apporter quelque chose de nouveau. Nous ne pouvons pas reproduire la même chose que nos aïeux», a-t-il expliqué.
Il est très jeune, il a de l’avenir, il est fort. Ses réalisations en font preuve. Jonathan Luzamba, de son vrai nom, est étudiant en 1er graduat à l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. Encore aux études, il a réalisé plusieurs travaux inédits, prêts à le faire découvrir aux amateurs du beau. «On est révolutionnaire. Je suis dans un département qui est presque mort. Déjà, la céramique est un art que les gens ne considèrent pas trop. Parce qu’il est basé sur des histoires antiques, telles que les masques, les vases. Nous voulons un peu innover, on veut apporter quelque chose de nouveau. Nous ne pouvons pas reproduire la même chose que nos anciens. Je pense que nous pouvons reproduire la même chose pour l’école et non pour nos travaux privés ou pour une carrière professionnelle. Notre département est le seul à avoir 4 étudiants en 1er graduat, contrairement à la Communication visuelle et autres, où il y a une centaine d’étudiants», a avancé le potier. Et d’ajouter: «j’ai déjà monté une œuvre que personne n’a jamais réalisé, donc j’ai modifié une œuvre qui existait déjà à ma manière. Je ne veux pas pour le moment la montrer aux gens tant que je n’ai pas encore trouvé des moyens financiers pour la protéger. Je compte sur mes œuvres de lumière, qui peuvent être une «main», un «pied» ou une «feuille», mais avec la lumière toujours. Dans l’ancien temps, on montait des œuvres de lumière comme des abat-jours, qui avaient une forme des grottes avec plusieurs cavités mais qui ne donnaient pas trop de lumières et ce n’était pas tellement beau pour acheter. Et, moi, j’ai apporté ma touche particulière qui est une vraie modernisation. J’évite d’exposer pour le moment pour protéger mon droit d’auteur».
Sa carrière était prévisible. «Depuis l’école primaire, on faisait des concours de dessin, je dessinais mieux et mes copains appréciaient ce que je faisais. Avant, quand je grandissais, je me disais que peu importe ce que je ferais, je vais apprendre l’art. Et, j’ai vite compris que j’avais de l’art dans le sang. Donc, je ne force rien. J’ai plusieurs œuvres modernisées que j’évite d’exposer pour préserver mon droit d’auteur», a-t-il fait savoir. Et de poursuivre: «si quelqu’un se pointait pour financer ces œuvres, je serais favorable pour en réaliser plus». Très productif, l’artiste Doboys Luzamba a réalisé plus de 50 œuvres depuis ses humanités artistiques jusqu’en G1. «Personnellement, je comptais faire la peinture, mais un professeur, après m’avoir observé, m’avait conseillé de demander l’inscription au département de Céramique. Déjà en 3ème des humanités, option Sculpture, j’avais vraiment la passion pour l’argile. Et, je montais tant de travaux que je ne montrais à personne. Quand on montre son travail à quelqu’un dans ce secteur, c’est une vente indirecte de la marque, car il peut facilement le plagier», a-t-il relaté.
René KANZUKU

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