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Jeux olympiques de RIO 2016: quelles perspectives pour les fédérations RD-congolaises

Après Londres 2012, les prochains Jeux olympiques seront organisés à Rio de Janeiro au Brésil, du 5 au 21 août 2016. Et la RD-Congo sera fortement représentée par des athlètes de plusieurs fédérations à ce rendez-vous sportif. Ce qui est une bonne chose. Mais, une question se pose: Pour quel résultat iront-ils à Rio? Car, autant de fois qu’ils ont participé à ces Jeux, aucune médaille, même pas en bronze, n’a jusque-là été ramenée au pays. De l’avis de nombre d’analystes, l’on ne peut s’attendre à une moisson abondante que si les athlètes sont placés dans les meilleures conditions par leurs fédérations. Malheureusement, ces fédérations bénéficient rarement des finances du gouvernement RD-congolais. Un soutien qui permettra une meilleure préparation aux équipes de différentes disciplines, surtout individuelles, qui ont la chance de remporter plus de médailles. La fédé de lutte en a fait la démonstration aux Jeux africains de Brazzaville en remportant 5 médailles.
Les Jeux olympiques de Rio de Janeiro au Brésil pointant à l’horizon. Mais, quelle perspective pour les disciplines sportives RD-congolaises devant participer à ce grand rendez-vous pluridisciplinaire du sport. Certains observateurs avertis estiment que la RD-Congo, qui n’a jamais glané la moindre médaille dans ces jeux, devrait miser sur les fédérations sérieuses pour espérer s’offrir une récompense. A les en croire, un bon encadrement des athlètes en amont balisera certainement le chemin pour une moisson abondante à ces jeux. Seulement, il faut s’appuyer sur les disciplines individuelles, capables de ramener des médailles au pays et non subventionner des fédérations faisant toujours fait piètre figure. Ces observateurs ont jeté leur dévolu sur la lutte, seule discipline à avoir glané cinq médailles aux 11èmes Jeux africains, déroulés à Brazzaville l’an dernier. Cependant, la fédération de la lutte n’est pas dotée des moyens nécessaires pour permettre aux athlètes de se préparer dans les meilleures conditions. Elle parvient à survivre grâce aux pauvres fonctionnaires qui se battent avec des moyens de bord pour soutenir les jeunes athlètes intéressés par cette discipline. Pourtant, ces jeunes ont toujours démontré leur capacité de défendre valablement les couleurs nationales. Ils en ont fait preuve à plusieurs reprises. Notamment, aux jeux africains de Brazzaville. Sur les 16 médailles remportées par les athlètes RD-congolais, la fédé de lutte a à elle seule remporté 5 médailles. Les lutteurs ont été les seuls à avoir glané plus de médaille pour le pays. Mais hélas, ces jeunes n’ont bénéficié d’aucune reconnaissance de la nation. «Nous n’avons même pas reçu un sucré en guise de récompense à nos efforts», se plaint un des lutteurs médaillés aux Jeux africains.
Abandonnés à leur triste sort
Comme plusieurs autres fédés qui arrivent à faire des exploits dans différentes compétitions continentales, les lutteurs font figure des parents pauvres. Ils ne sont pas accompagnés. De manière générale, l’Etat ne met aucun moyen à la disposition de cette fédé. Selon certains athlètes de cette spécialité, l’Etat ne leur vient en aide ni dans l’organisation des championnats locaux, ni dans les préparatifs des compétitions continentales ou intercontinentales. Pourtant, ils arrivent de manière individuelle à faire des résultats suffisamment admirables. «L’Etat a même du mal à nous accorder des avantages comme l’octroi des passeports de service, des ordres de mission et autre subvention. Nous nous entraînons dans des salles des fortunes. Il n’y a pas de lieu sûr. Certains d’entre nous ont souvent du mal à être régulier aux entrainements faute de moyens», a confié un autre lutteur médaillé bronze aux Jeux africains de Brazzaville. D’après les athlètes, n’eut été le soutient de leurs dirigeants, qui vont puiser dans leurs propres poches, la lutte serait une discipline morte en RD-Congo. Avec leurs maigres moyens, ces dirigeants parviennent à prendre en charge leurs athlètes. Notamment pour les entrainements, les déplacements et l’achat des équipements. Cette situation est déplorable d’autant plus qu’on sait que dans le sport, c’est la préparation qui garantit les résultats. Sans préparation, aucun succès n’est possible. Et cette préparation nécessite des moyens. Le sacre des Léopards au CHAN Rwanda a suffisamment démontré que quand les moyens sont mis à la disposition des athlètes, les résultats sont positifs. En prévision des Jeux olympiques, pointant à l’horizon, il importe de doter la fédération de lutte des moyens conséquents afin d’amener les athlètes à des bons résultats. Surtout qu’en pareille compétition, c’est souvent les disciplines individuelles qui permettent de remporter plus des médailles.
Guylain LUZAMBA

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