Société

Pr. Ammi Ndombe plaide pour l’amélioration de conditions sociales des enseignants

«Le secteur de l’éducation en RD-Congo ne marche pas bien parce que l’enseignant subit l’influence politique, économique et sociale du pays», a fait savoir Ammi Ndombe, Professeur à l’école Bambinière Ossase. Il a également salué cette journée dédiée à l’enseignant tout en soulignant que c’est un signe de considération à la personne enseignante. En faisant un bref état de lieu de l’enseignant en RD-Congo, Ammi Ndombe a affirmé que l’enseignant n’est pas vraiment reconnu à sa juste valeur, c’est pourquoi il n’est pas bien rémunéré et pourtant, c’est un métier très difficile qui consiste à communiquer le savoir a un autre être humain. «Suite à cela, les jeunes d’aujourd’hui refusent de faire la pédagogie pour éviter de devenir enseignants à la longue», a-t-il fustigé. Profitant de l’occasion, ce professionnel de la craie a appelé le gouvernement central à améliorer les conditions de vie des enseignants.
En marge de la Journée de l’enseignant en RD-Congo, célébrée le 30 avril de chaque année, les réactions ont fusé de part et d’autre. Le point commun pour toutes ces réactions reste seulement les conditions sociales des enseignants jugées précaires. De ce fait, chaque corps enseignant plaide pour l’amélioration de ces conditions. Dans cette logique, Ammi Ndombe, dans sa réaction, a commencé par donner le sens à la journée leur est dédiée. «Consacrer toute une journée à l’enseignant, c’est un signe de considération parce qu’on ne peut pas développer un pays sans l’enseignement et on ne peut pas parler de l’enseignement sans citer le nom de Charlemagne qui a eu l’idée de faire une école où il y a des apprenants. On apprend aux autres, on forme l’être humain ou encore on le communique le savoir, la science», a-t-il souligné. En faisant un bref état de lieu de la profession de l’enseignant, Ammi Ndombe a affirmé que le secteur de l’éducation ne semble pas bien marcher en RD-Congo parce qu’il est influencé par la politique, l’économie et la santé. Cela fait que le salaire de l’enseignant soit maigre et n’arrive pas à subvenir aux besoins de la famille. Concernant la santé de l’enseignant, ce professionnel de la craie regrette du fait qu’elle n’est pas sécurisée, car les professeurs meurent par manque de moyens. «Je suis fier d’être enseignant malgré qu’on ne nous reconnait pas en RD-Congo. Ici, on ne reconnait que les députés et les autres mais les enseignants sont mis de côté tandis que tout le monde pour devenir homme doit passer par le banc de l’école même les ministres qui dirigent ce pays s’ils n’étaient pas passés à l’école, ils ne seront pas ceux qu’ils sont aujourd’hui», a-t-il déploré. Par rapport aux avantages de ce noble métier, l’enseignant de l’école Bambinière Ossase a évoqué les relations avec les élèves ainsi qu’avec leurs parents qui les aident souvent en l’occurrence d’un des leurs qui est parti en Europe grâce à un parent d’élève. Ammi Ndombe a également épinglé plusieurs désavantages de ce métier. «Ce métier présente plusieurs désavantages tels que beaucoup parler, la craie donne la tuberculose et abime les yeux. D’où, il nous faut du lait mais par manque des moyens, on n’arrive pas à s’en procurer. Rester debout pendant longtemps provoque les douleurs lombaires ainsi que les hémorroïdes», a-t-il expliqué. Inquiet, le professeur Ammi Ndombe a appelé le gouvernement à venir au secours des enseignants qui vivent dans une pauvreté atroce. «Si cette situation persiste, à la longue, il n’y aura plus d’enseignants en RD-Congo», a-t-il conclu.
Mymye MANDA

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