
L’entrée du prestigieux quartier Mont-Fleury, au niveau du pont Moleka, dans la commune de Ngaliema, offre un spectacle affligeant. Depuis plusieurs années, cet axe stratégique et très fréquenté de la capitale est livré à une insalubrité chronique qui inquiète les usagers et ternit l’image de ce coin de la ville. C’est le constat fait sur place, jeudi 21 octobre, par un reporter du trihebdomadaire «AfricaNews». Sur les lieux, le constat est amer. Des montagnes d’immondices jonchent les abords du pont, dégageant des odeurs pestilentielles qui rendent la circulation pénible. L’accumulation des déchets ménagers, couplée à l’absence d’entretien, dégrade l’environnement et expose les riverains et les passants à des risques sanitaires majeurs. Rencontré sur place, John Mukeba, conducteur de moto-taxi qui exerce dans les environs, ne cache pas son exaspération.
«Depuis que je travaille ici, je n’ai observé aucun changement. Nous sommes en pleine saison des pluies et ces immondices devraient être évacués pour nous permettre de respirer de l’air frais. Malheureusement, ils sont toujours présents et polluent l’air ambiant. Nous avions espéré qu’après la démolition des constructions anarchiques et l’asphaltage de la route, on nous débarrasserait définitivement de ces déchets. Mais jusqu’à ce jour, rien n’a été fait. J’espère seulement que les pluies abondantes viendront remettre de l’ordre», a-t-il déploré.
Fâcheux, il a interpellé les autorités compétentes pour une intervention urgente en vue de restaurer la salubrité et d’améliorer le cadre de vie des habitants. Pourtant, a-t-il rappelé, des efforts avaient été consentis. «Après la démolition des constructions anarchiques qui encombraient les emprises publiques et l’asphaltage de la chaussée, d’aucuns espéraient voir le Service national parachever les travaux par le dégagement complet du pont, afin d’offrir aux usagers un environnement sain, propre et sécurisé», a-t-il déclaré. Un cri de cœur qui vient rappeler que malgré l’opération «Kinshasa Ezo Bonga» lancée par l’Hôtel de ville, la capitale RD-congolaise regorge encore d’innombrables dépotoirs sauvages. Preuve que le pari de la salubrité est loin d’être gagné. Le pont Moleka en est, hélas, une illustration patente.
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