Société

Grâce au SNHR, Kolokoso et Pont Kwango accèdent à l’eau potable

L'une des puits d'eaux construits par le SNHR dans la province du Bandundu
L’une des puits d’eaux construits par le SNHR dans la province du Bandundu
Patrice Kitebi avait entendu les cris de ses frères et sœurs de Kolokoso relayés par la presse. Ces derniers lui avaient demandé d’inauguration le réseau hydraulique mise en place  par le SNHR avant le nouvel an 2014. Et ça a été fait!
Le 30 décembre 2013 restera gravé en lettre d’or dans la mémoire des habitants de Kolokoso, secteur situé dans le territoire de Kenge, district de Kwango dans la province du Bandundu, comme une date qui marque les premiers pas de cette contrée vers la modernité. En effet, c’est le jour où le gouvernement RD-congolais, via le cabinet de Patrice Kitebi Kibol Mvul, ministre délégué aux Finances, a permis à la population de jouir en  fin de cet ouvrage réalisé par le génie technique du Service national de l’hydraulique rural -SNHR. Désormais, les Kolokosois ont accès à l’eau potable à deux pas de leurs habitations. Ils n’auront plus à parcourir de longues distances pour puiser de l’eau de source qui d’ailleurs les exposaient à de nombreuses maladies telles que l’amibiase, la fièvre typhoïde, etc. «Les œuvres valent mieux que les paroles.
En dépit de toutes les difficultés, Patrice Kitebi nous a demandé de venir auprès de vous pour que ce que le gouvernement a fait puisse bénéficier à Kolokoso… voilà qu’aujourd’hui l’eau coule!», a déclaré Tomy Nzazi, conseiller en charge des Finances et représentant du ministre empêché, à la population de Kolokoso. Kitebi a aussi offert à la celle-ci seize fûts de mazout, soit 3200 litres pour alimenter le groupe électrogène qui permet de pomper l’eau du forage et, par-là, fournir gratuitement cette denrée pendant près de trois mois.
Du 5 décembre au 30 décembre 2013, c’est exactement 25 jours qui se sont écoulés depuis que Georges Koshi, directeur général du SNHR, a organisé une visite guidée à l’intention de la presse conviée à s’imprégner du travail réalisé par ses équipes dans le territoire de Kenge. La population de Kolokoso avait, à cette occasion, lancé un appel à leur frère Patrice Kitebi afin de venir inaugurer au plus tard le 31 décembre 2013, le réseau hydraulique qui n’attendait plus que sa mise en service. En effet, c’est un mini réseau de 3400 mètres censé desservir plus de 20.000 âmes. Le message a été entendu. Empêché, Kitebi y a dépêché une délégation conduite par Tomy Nzazi. Cette équipe a été accompagnée de Georges Koshi, directeur du SNHR, et des techniciens qui ont contribué à la réalisation de cet ouvrage. Dans la matinée de ce 30 décembre, les deux jeeps Land cruiser du SNHR et la Land Rover «Defender» gagnent les portes de Kolokoso.
Des ruelles ornées des branches des palmiers, une fanfare, des femmes qui chantent et dansent,… des enfants qui courent derrière le cortège, certains, soucieux de voir leur frère Kitebi, ne s’empêchent pas de lorgner à travers les vitres des jeeps, bref: tout un comité d’accueil attendait. Une grande journée de fête! Il est 13 heures 55 minutes lorsque la petite fanfare kimbanguiste exécute le «Débout Congolais» sous un curieux silence de l’assistance. Seuls les membres de la délégation venue de Kinshasa ont su fredonner l’hymne national. Cinq minutes après, commence la série de discours. «Les œuvres valent mieux que les paroles. En dépit de toutes les difficultés, Patrice Kitebi nous a demandé de venir auprès de vous pour que ce que le gouvernement a fait puisse bénéficier à Kolokoso… Voilà qu’aujourd’hui l’eau coule!», a souligné le représentant de Kitebi.
Bienveillant, le ministre Kitebi a offert à ses frères seize fûts de mazout, soit 3200 litres pour assurer le fonctionnement du groupe électrogène indispensable pour pomper l’eau du forage au réservoir. Ce don permettra aux bénéficiaires d’avoir gratuitement l’eau pendant plus de trois mois. Une bonne raison pour les Kolokosois d’exulter. Mais d’autres sont sceptiques quant à la bonne gestion de ce carburant. «Boteka teee… Toyoki déjà 16 fûts!», lance-t-on dans la foule. Pour dire: ne vendez pas ce carburant, on  en connait la quantité. Nzazi les a invités tous à plus de responsabilité pour que cet ouvrage bénéficie aussi aux générations futures. «Prenez ça en charge et assumer vous. Il y a beaucoup de chose qui suivront», leur promet-il.
De son côté, le directeur général du SNHR Georges Koshi s’engage à ajouter 300 mètres au réseau pour placer une borne fontaine au couvant des religieuses. Ce n’est pas tout. Comme un père de famille, Koshi prend le temps d’expliquer aux bénéficiaires tout ce qui rentre en compte pour qu’ils puisent de l’eau aux robinets. Objectif: leur faire comprendre pourquoi ils devront à un moment payer quelques 50 ou 100 FC par bidon de 25 litres pour s’approvisionner. Un message capté. La mise en service officielle du réseau intervient à 14 heures 50 minutes précises après une courte prière de l’Abbé Augustin Mbu. Afin de joindre l’utile à l’agréable, la délégation envoyée par le ministre délégué aux Finances a prévu d’autres surprises à la population de Kolokoso. Notamment onze vélos pour les onze chefs de groupements que compte le secteur de Kolokoso, des manuels scolaires pour les élèves, une vache,… Et pour que la fête soit totale des caisses de bières, de jus et de Whisky.
Le Pont Kwango
Le lendemain matin -le 31 décembre 2013-, la délégation se rend à Pont Kwango. Là aussi, l’ambiance est à la fête et la joie à son comble. Toutes les autorités politico-administratives et coutumières du coin forment le comité d’accueil. Un groupe de femmes de l’association Marché Kabila avec à sa tête Dos d’âne, une estropiée, agrémente la circonstance. «Tozalaki komela mayi ya salite, sikoyo tozo mela mayi ya propre… esengo to esengo teee!», lâche un vendeur. Traduction: avant on buvait de l’eau sale et maintenant on a de l’eau potable.
«Nous mourions à cause des maladies parce qu’il y n’avait pas d’eau potable. Mais grâce au SNHR et surtout au gouvernement ce problème est résolu. Nous remercions le Président de lé République pour ce qu’il a fait pour nous», affirme Gustave, représentant du chef de poste d’encadrement Pont Kwango. Et ce dernier de jeter des fleurs au directeur du SNHR: «en même temps, nous remercions Georges Koshi du fait que c’est lui qui a réalisé tout ça».
A l’en croire, c’est comme un rêve qui se matérialise. «Je n’y croyais pas quand on parlait du problème d’adduction d’eau  au Pont Kwango avec monsieur Koshi, mais aujourd’hui c’est chose faite», témoigne-t-il. Et face à cela, Gustave n’a qu’un mot à dire à Koshi: «Merci!». De son côté, le directeur du SNHR promet un élargissement, sous peu, de 500 mètres du mini réseau Pont Kwango qui dessert à ce jour plus de 25.000 personnes. Cette extension permettra à ceux qui habitent de l’autre côté de la route de ne plus avoir à traverser pour accéder à l’eau. Comme à Kolokoso, la délégation accorde quatre fûts de mazout, soit 800 litres afin de permettre à la population d’avoir gratuitement l’eau pendant cette période de fête.
Koshi en première ligne
Après le départ du Pont Kwango en début d’après-midi, l’infatigable Georges Koshi effectue une inspection des chantiers d’abord au site de Mikala II dans la commune de N’Sele. Le SNHR y installe un réseau hydraulique de 3000 mètres. Les travaux ont été inaugurés par le ministre des ressources hydrauliques Bruno Kapanji, qui en a la tutelle dans les zones périurbaines, il y a juste trois mois. Cette installation comprend un réservoir de 108 mètres cube élevé à 10 mètres de hauteur avec onze bornes fontaines à deux robinets et un forage de 84mètres.
Il y a aussi un groupe électrogène de 30 KVA avec un abri métallique conçu par lui-même, l’ingénieux Georges Koshi. Les travaux sont presque finis. Il ne reste plus que la pose de la couverture du réservoir. Ensuite, l’équipe du SNHR effectue le déplacement du quartier Bel air/Bibwa toujours dans la même commune. Là aussi le SNHR met en place un réseau quasi similaire avec 10 bornes fontaines et un mini réseau de 2000 mètres pour près de 20.000 habitants. Un détail important: les réservoirs de ces deux sites sont les plus grands construits par le SNHR jusque-là.
Hugo Robert MABIALA

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