Société

Crispin Atama palpe les réalisations de TEXICO

Le secteur industriel RD-congolais prend de plus de plus une autre dimension. La RD-Congo, qui, hier, était un pays industriellement fort en textile et dépourvue, quelques temps après, de toutes ses usines, est en train de se remettre débout. Déjà, une grande entreprise de textile s’est installée dans la capitale RD-congolaise. Il s’agit de: Textiles et imprimerie du Congo -TEXICO. Cette usine de 839 machines à coudre de dernière génération pour la confection de tous les articles des militaires et policiers, des uniformes des élèves, des combinaisons d’ouvriers, des drapeaux, des bérets, imperméables et autres, a été visitée par le ministre de la Défense, anciens combattants et réinsertion, Crispin Atama, accompagné de quelques officiers militaires, mercredi 25 novembre dernier.
Très ému, le ministre Atama a souligné qu’avec cette usine ultramoderne, la RD-Congo n’ira plus loin pour chercher à vêtir ses unités affectées dans toutes les provinces. «Nous pouvons désormais habiller convenablement nos militaires et policiers ici au pays», a-t-il rassuré, se rendant compte que les tenues produites à TEXICO correspondent à la qualité exigée par l’armée nationale. Fortunata Ciaparrone, administrateur directeur général de TEXICO, a fait savoir que l’installation de cette entreprise répond à plusieurs défis.
Entre autres, relancer le textile en RD-Congo, démontrer que le climat d’affaires est propice en RD-Congo pour les investissements et donner des emplois aux jeunes RD-congolais. Elle a rassuré que son usine sera une splendeur pour la RD-Congo et pour l’Afrique.
Confectionner 744.000 pièces de qualité par an et atteindre une production de plus de 7.200.000 mètres de pagnes de qualité par an. Ce sont là les quelques objectifs de la nouvelle société de textile, TEXICO, visitée par le ministre de la Défense, anciens combattants et réinsertion, Crispin Atama, accompagné de quelques officiers militaires. Il a palpé la technologie moderne de TEXICO et les réalisations de son atelier de confection hypermoderne.
«Je suis venu rendre visite à une grande entreprise à double titre. Premièrement, malgré la montée en puissance de la Chine, Pakistan, Bangladesh, Turquie et d’autres pays dans ce secteur, la RD-Congo, qui, hier, était un pays industriellement fort en textile, et dépourvue, quelques temps, de toutes ses usines, est en train de se ressaisir. Deuxièmement, je suis affecté dans un ministère où nous aurons besoin des habits pour vêtir l’armée et la police. Je pense que nous pouvons désormais habiller convenablement nos militaires et la police nationale et tant d’autres civils», a précisé le ministre Crispin Atama. Et de poursuivre: «c’est pour moi une fierté de voir une autre grande entreprise naître en RD-Congo dans le secteur de textile. Je crois que je n’irai plus loin pour chercher à vêtir mes unités dans différentes provinces».
Constituée de 839 machines à coudre de dernière génération, TEXICO peut produire en un seul jour 2500 à 3000 ensembles. La société Textiles et imprimerie du Congo est capable de servir toute la ville de Kinshasa en vêtement. Concernant les tenues militaires, a constaté le ministre Atama, les articles réalisés par cette usine correspondent à la qualité exigée par l’armée nationale.
«J’ai pu comprendre que l’usine se réfère aux experts techniciens du ministère de la Défense avant toute commande», a-t-il indiqué. Selon les responsables de cette usine de textile, avant la production, tous les tissus commandés passent par un laboratoire pour la vérification de leurs qualités. «Donc, j’ai la garantie qu’il n’y aura pas de piratage. Je pense que ce que j’ai vu c’est suffisant pour le ministère de la Défense, anciens combattants et réinsertion. TEXICO est capable de répondre à ma demande», s’est réjoui le ministre Atama. Ce dernier a rassuré qu’ils veilleront ensemble avec les responsables cette entreprise pour qu’il n’y ait pas des commandes parallèles. «L’usine ne doit réaliser des produits que pour l’armée nationale. C’est le partenariat que nous allons signer avec ses responsables», a-t-il encore souligné.
Plusieurs défis
Fortunata Ciaparrone, administrateur directeur général de TEXICO, a fait savoir que l’installation de son usine répond à plusieurs défis. Entre autres, relancer le textile en RD-Congo, qui a une grande tradition et une grande histoire; démontrer que c’est possible de créer une grande industrie de textile en RD-Congo, car le climat des affaires est propice et enfin, donner des emplois aux jeunes. «Nous avons une classe de la jeunesse qui est prête pour pouvoir occuper des postes très importants. Notre entreprise est là aussi pour démontrer totalement que la jeunesse RD-congolaise peut avoir un grand rôle dans le développement de l’industrie», a expliqué Fortunata Ciaparrone.
En effet, l’usine est subdivisée en deux structures. Installée à Limete, la première structure est destinée à la confection des articles des militaires et policiers, des uniformes des élèves, des combinaisons d’ouvriers, des drapeaux, des bérets, imperméables et autres. Et au quartier CPA, à Mont-Ngafula, il y a un espace dédié pour l’usine de l’impression des pagnes. C’est une nouvelle usine d’impression des pagnes 8 couleurs automatiques, avec un objectif de produire à nouveau en RD-Congo un pagne de qualité, aux goûts des femmes RD-congolaises qui le réclament avec insistance. «Les machines sont déjà arrivées et nous sommes en train d’exécuter certains travaux pour permettre leur implantation», a clarifié Ciaparrone.
Et de renchérir: «la loi RD-congolaise établit déjà des éléments très stricts par rapport à la protection d’une marque. Nous allons demander une marque exclusive auprès des institutions concernées et nous allons la sauvegarder pour qu’il n’y ait pas de piratage, surtout pour les articles de l’armée et de la police nationale». Les responsables de TEXICO sont convaincus que leur usine sera une splendeur pour la RD-Congo et pour l’Afrique.
Assurer la relève
Concernant la gestion du personnel, a fait savoir Jeannot Binanu Mampassi, son coordonnateur, l’entreprise est en train de collaborer avec l’Office national de l’emploi -ONEM- pour trouver des travailleurs de qualité. «Il y a aussi des gens que nous testons sur place. Je pense qu’on est organisé à ce niveau là pour que nous puissions trouver la main d’œuvre effective et de qualité», a-t-il déclaré. Alberto Quaraniello, directeur technique de TEXICO, a, quant à lui, rassuré qu’une équipe d’experts italiens, ayant une expérience de près de 30 ans, était à Kinshasa pour l’installation des machines et pour la formation de différents éléments. Ces agents RD-congolais vont ensuite assurer la relève et continuer à faire les entretiens et la maintenance de ces machines. Les agents ont participé à une formation de 40 jours, qui se faisait d’une manière simultanée au fur et à mesure que les machines étaient installées.
Christian BUTSILA
IFASIC organise la défense d’une thèse doctorale ce samedi
«Ecriture prospective : Alternance au modèle d’écriture constitutive. Etude narrato-sémiotique des articles dédiés aux futurs candidats à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011», c’est le titre de la thèse doctorale qui sera défendue ce samedi 28 novembre 2015 par Mme Madeleine Mbongo Mpasi, à l’Institut facultaire des sciences de l’Information et de la communication -IFASIC situé dans la commune de la Gombe.  Selon un communiqué du rectorat de l’IFASIC parvenu à la rédaction d’AfricaNews, c’est en vertu des dispositions pertinentes du règlement académique n°16, chapitre VII fixant disposition spéciale pour les épreuves du doctorat et d’agrégation dans l’Enseignement supérieur ainsi qu’en son article 134 que Jean-Lucien Kitima Kaswende, recteur de l’IFASIC fixe la défense de cette dissertation doctorale. Le Jury est composé de Jean-Lucien Kitima en qualité du président, du professeur émérite Okomba Wetshisambi, de professeurs Ndumba Y’Ole Ifefo, Matumweni Makwala, Mukeni Lapess comme membres ainsi que du professeur Mwepu Mulombwe comme membre suppléant. Tout ce jury est composé des professeurs de l’IFASIC, excepté le prof Ndumba, issu de l’Université catholique du Congo -UCC.
L’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication-IFASIC- figure parmi les institutions de l’enseignement supérieur et universitaire jugées fiables et autorisées à organiser des enseignements au niveau  de 3ème cycle en vue de préparer la relève dans ce domaine. Depuis sa création, cet alma mater ne compte que deux femmes professeurs notamment Mmes Kabange et Espérance Bayedila. Pourtant, la majorité d’étudiants, 90% des gens formés à l’IAFASIC, est constituée de femmes.
Sur le terrain, dans le milieu du travail surtout dans les médias, l’essentiel des sociétaires se recrutent dans cette escarcelle, c’est-à dire la gente féminine. L’on se rend compte que l’IFASIC est déterminé à former la femme afin que cette dernière puisse occuper le rang qui lui revient de droit car c’est elle qui est la gardienne pratiquement de la communauté. Ne dit-on pas qu’éduquer une femme c’est éduquer toute la nation? En défendant cette thèse doctorale, Mme Madeleine Mbongo Mpasi sera la 3ème femme formée à l’IFASIC ayant atteint le niveau doctoral.
Octave MUKENDI   

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