Politique

Shadary appelle Hema et Lendu à la cohabitation pacifique

Le VPM traite également des questions liées aux limites des frontières avec l’Ouganda sur le lac Albert, la vente de l’Université de Bunia, tracasserie administratives et les barrières irrégulières, la réserve Okapi d’Epulu, le vol des vaches de certaines communautés par d’autres et le fonctionnement des institutions provinciales de l’Ituri
Mardi 4 juillet dans la soirée, Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, a présidé une plénière de mise en commun des résolutions formulées par différents groupes pour prévenir d’éventuels conflits intercommunautaires et rétablir la confiance entre la population et les dirigeants provinciaux. Juste après cette rencontre, le VPM a offert un diner à plus de 200 personnes parmi lesquelles les membres de communautés en rupture de confiance pour des cas d’insécurité. C’est depuis dimanche 2 juillet que Ramazani Shadary a foulé le sol de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Il y conduit une forte délégation composée de 10 parlementaires de ladite province. Motif: mission d’administration de territoire mais aussi prendre langue avec différentes couches sociopolitiques et les cadres de l’appareil politico-administratif. L’objectif étant d’évaluer la situation sécuritaire en vue de prévenir les conflits intercommunautaires. La mort d’un prêtre Lendu dans la paroisse de Drodro, dans le territoire de Djungu, et de deux jeunes Hema a engendré la méfiance.
Le VPM Ramazani Shadary poursuit ses contacts avec différents groupes à Bunia, chef-lieu de la province démembrée de l’Ituri, mardi 4 juillet, il a reçu la délégation des journalistes de l’Ituri invités à s’impliquer dans le processus de pacification. Auparavant, il a fait le point avec les députés nationaux membres de sa délégation sur les rencontres de la vieille avec différentes communauté. L’exercice devra se poursuivre avec la MONUSCO présente en Ituri depuis des années alors que les FRPI sévissant dans cette province totalise 15 et est à plus moins 50 kms de Bunia. Dans la soirée, le patron de la sécurité a présidé une plénière de mise en commun des résolutions formulées par différents groupes pour prévenir d’éventuels conflits intercommunautaires et rétablir la confiance entre la population et ses dirigeants provinciaux. Après cette rencontre, il a offert un diner à plus de 200 personnes parmi lesquelles les membres de communautés en rupture de confiance pour des cas d’insécurité.
S’investir dans la recherche de la paix
Déjà lundi 3 juillet, le VPM avait reçu plusieurs délégations des communautés locales autour de questions de paix et de sécurité mais également des pistes de solution pour l’intérêt supérieur des Ituriens. Les députés provinciaux, les présidents des communautés Hema et Lendu ainsi que l’Association UNADI ont appelé à la paix. Shadary a invité les uns et les autres à s’investir dans la recherche de la paix en vue de donner la chance à la nouvelle province de l’Ituri de se développer. A cet effet, toutes les communautés et groupes sociopolitiques et économiques ont convenu de concourir à la paix en vue de booster le développement et suggéré des pistes de solution pour l’harmonie entre les communautés. Les cas isolés d’insécurité devraient être par les instances compétentes. Shadary est arrivé à Bunia depuis dimanche dernier dans l’avant-midi. Il est à la tête d’une grande délégation composée de 10 parlementaires de la province de l’Ituri. Et ce, dans le cadre d’une mission d’administration de territoire. Il y a évalué la situation sécuritaire et pris des mesures préventives contre les conflits interethniques.
Un prêtre et deux jeunes Hema tués
Une tension a été observée en Ituri à la suite de la mort mystérieuse d’un prêtre Lendu dans la paroisse Drodro, dans le territoire de Djungu, où il a été invité par ses confrères pour dire la messe il y a quelques semaines passées. Consécutivement à cette mort, deux jeunes Hema ont également trouvé la mort dans des circonstances empruntées de méfiance. Le VPM n’a pas voulu dramatisé ces trois morts comme s’il s’agissait d’un conflit entre communautés à l’instar de la tragédie vécue dans le passé. Voilà pourquoi Shadary a tenu à ce que le gouvernement ne puisse pas subir les événements mais qu’il les prévienne. Dans cette optique, il a emprunté une approche de dialogue même vis-à-vis de la milice FRPI très active dans le territoire d’Irumu et soupçonnée de soutenir les tensions entre communautés depuis 14 ans dans cette partie du pays pacifiée par la Force Artemis il y a une décennie. Le n°1 de l’Intérieur qui a écouté toutes les communautés, examine d’autres questions. Il s’agit, entre autres des questions liées aux limites des frontières avec l’Ouganda sur le lac Albert, la vente de l’Université de Bunia, tracasserie administratives et les barrières irrégulières, la réserve Okapi d’Epulu, le vol des vaches de certaines communautés par d’autres et le fonctionnement des institutions provinciales de l’Ituri.
Les groupes armés dérangent…
La province de l’Ituri qui compte aujourd’hui environ 8 millions d’habitants et 2 millions d’électeurs enrôlés aujourd’hui est également confrontée à la présence des groupes armés dont les Maï Maï venus du Nord-Kivu et l’ALPC, dans le territoire d’Aru, sans oublier la présence des réfugiés sud soudanais et des immigrés Hutu venus du Nord-Kivu depuis près de 2 ans. Actuellement, la population ne veut plus se laisser manipuler comme par le passé où les tireurs des ficelles avaient fait des rivalités entre communautés un fonds de commerce et une raison de justifier le pillage des ressources de cette province.
Octave MUKENDI

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