Bamanisa réussit son conseil de guerre!

Bamanisa
En Province Orientale, le Gouv’ a réuni investisseurs, décideurs et partenaires sociaux pour ce qui pouvait passer pour un véritable conseil de guerre destiné à diagnostiquer le mal dont souffre son entité et identifier les opportunités d’affaires. Objectif: rechercher des capitaux frais destinés aux financements des projets d’investissement afin de créer des emplois durables, améliorer le bien-être de la population et créer les conditions de développement. Succès à la clé: les investisseurs ont rivalisé d’engagements et de souscriptions
Et si Bamanisa relever le défi? Peu avant l’élection de cet ancien député national à la tête de l’Exécutif provincial, nul ne pariait un sous sur les chances de développement de la Province Orientale. Il a fallu qu’il vienne du monde des affaires, où le réalisme et les risques sont les maîtres mots, fouille dans son carnet d’adresses et battent le rappel des troupes pour que les lignes bougent. Tenace, Bamanisa est en train de donner de l’impulsion, d’afficher sa détermination à laisser des traces. Ça n’a pas été un plan Marshall, mais ça y a ressemblé. Avec la même dévotion que les puissances avaient décidé d’apporter une aide financière pour reconstruire l’Europe après la Guerre, Bamanisa a convoqué la Table Ronde des bailleurs de fonds pour favoriser le développement économique de la Province Orientale.
Du 13 au 15 novembre 2013, Kisangani a vu défiler des centaines d’investisseurs -banquiers, miniers, pétroliers, agriculteurs, constructeurs…-des  fonctionnaires internationaux de la Banque mondiale, du PNUD, des délégués du gouvernement central et des chefs d’entreprises publiques dans une sorte de Conseil de guerre appelé à diagnostiquer le mal dont souffre son entité et identifier les opportunités d’affaires. Tout y a été dit. Objectif: rechercher des capitaux frais en suscitant à la fois l’intérêt des partenaires au développement dans le financement des programmes de coopération et du secteur privé dans les financements des projets d’investissement afin de créer des emplois durables, améliorer le bien-être de la population et créer les conditions de développement. Succès à la clé: les investisseurs ont rivalisé d’engagements et de souscriptions.      
Province parmi les plus durement touchées par les conflits armés depuis 1960, la Province Orientale veut conjurer le sort, devenir un havre de paix et un véritable pôle de développement économique. Auréolée par ses performances économiques de 2011 et 2012, périodes où son PIB s’est accru de 11,61% malgré la fragilité de sa situation sécuritaire, en Ituri particulièrement, une croissance tirée essentiellement par l’Agriculture, le dynamisme tertiaire et la construction, la Province Orientale entend continuer sur sa lancée et embellir ces résultats en 2013 et 2014.
Elle a concocté des politiques budgétaires et monétaires restrictives et prudentes qui renforcent cette embellie. Talon d’Achille: la situation sociale précaire de ses populations qui s’illustre par l’accès limité à l’éducation, le déficit nutritionnel, une faible couverture sanitaire… et de sérieuses difficultés d’accès au travail. Le gouvernement provincial a juré de relever le défi. Il compte sur l’appui des partenaires au développement et des opérateurs économiques en vue de normaliser la situation sécuritaire, améliorer la gouvernance économique, assainir davantage le climat des affaires, résorber le déficit infrastructurel via des partenariats publics-privés, encourager le développement du secteur privé et améliorer les conditions d’accès à l’éducation et aux soins de santé.
Les atouts de la Province Orientale
Pour ce faire, une Table ronde des bailleurs de fonds a été organisée du 13 au 15 novembre à Kisangani, chef lieu de cette province, à laquelle ont pris part des centaines d’investisseurs banquiers, miniers, pétroliers, agriculteurs, constructeurs…, des  fonctionnaires internationaux de la Banque mondiale, du PNUD, des délégués du gouvernement central et des chefs d’entreprises publiques et privées. Ce fut une sorte de Conseil de guerre appelé à diagnostiquer le mal dont souffre son entité et identifier les opportunités d’affaires. Tout y a été dit. Objectif: rechercher des capitaux frais en suscitant à la fois l’intérêt des partenaires au développement dans le financement des programmes de coopération et du secteur privé dans les financements des projets d’investissement afin de créer des emplois durables, améliorer le bien-être de la population et créer les conditions de développement.
Le Gouv’ et ses ministres ont fait connaitre les atouts de leur province à leurs nombreux hôtes: une population relativement jeune, dynamique et à prédominance féminine, une hydrographie à faire pâlir -le fleuve Congo et plusieurs rivières à grand débit-, favorisant un grand potentiel de production énergétique, conditions géo-climatiques favorables à l’agriculture et des écosystèmes propices au développement d’une économie verte, plusieurs parcs et aires protégées renfermant des espèces rares et, last but not least, un sous-sol riche en ressources minérales et hydrocarbures: or, diamant, fer, coltan, pétrole, calcaire, grès…
A l’arrivée, Bamanisa a gagné son pari. En témoignent la qualité des exposés et la prédisposition des participants à soutenir un plan de développement prenant en compte les différentes préoccupations socioéconomiques et humaines de la province et l’engouement des investisseurs qui ont rivalisé d’engagements et de souscriptions. A titre d’exemples: RawBank a consenti à verser USD 200.000 pour la modernisation de l’Athénée de Kisangani, quand Kibali Gold Mines envisage de casquer USD 2 millions pour des projets socioéconomiques dans le territoire de Watsha et Oil of Congo a financé à hauteur d’USD 750.000 la réhabilitation de la route Bunia-Kasenyi-Chomia. D’autres ont préféré la discrétion.
A l’unanimité, les participants ont salué l’approche et le leadership visionnaire du gouverneur Jean Bamanisa, estimant que Kabila doit compter sur ce manager pour matérialiser la Révolution de la modernité.
AKM

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