Politique

Retombées de l’exclusion du G7: les frondeurs du PDC dénoncent José Endundo

L’exclusion ou l’auto exclusion du Groupe de sept -G7- de la Majorité présidentielle continue à alimenter l’actualité en RD-Congo. Cette situation a suscité multiples réactions à l’endroit des opérateurs politiques. A côtés de ceux qui soutiennent ladite décision, il y a ceux qui sont contre. La fronde a fini par secouer le PDC. Les frondeurs -les cadres et militants- du Parti démocrate chrétien -PDC-, ont, dans une déclaration faite dimanche 11 octobre 2015, au jardin Botanique de Kinshasa, protesté énergétiquement contre le comportement de leaders du G7. Ils ont également dénoncé avec force l’abus de pouvoir que s’est octroyé José Endundo Bononge en sa qualité d’autorité morale de ce parti.
Les cadres et militants dissidents du PDC continuent à exprimer leur soutien au Chef de l’Etat, Joseph Kabila. Ils ont fait chorus pour dénoncer les abus commis par l’ancienne autorité morale de leur parti, José Endundo. Pour eux, l’acte posé par leur ancien chef -donc le fait  de signer la lettre ouverte adressée au Chef de l’Etat- est fondamentalement contraire aux statuts du PDC. C’est-à-dire, en les en croire, José Endundo a violé les dispositions impératives régissant les organes du parti. En l’occurrence, l’article 18, qui confère au congrès les prérogatives de traiter des matières relatives à l’idéologie, la doctrine et les options fondamentales du parti. Ensuite, l’article 23 qui fait du bureau politique l’organe d’orientation et de décision du parti.
Egalement, l’article 26, donnant mandat au bureau politique, lorsque les circonstances l’exigent, de se réunir en deux sessions pour statuer sur les matières dont la compétence est dévolue au congrès. Et enfin, les articles 16, 25 et 26 du Règlement d’ordre intérieur. Au regard de ce qui précède, ont-ils tonné, personne, soit-elle président national ou autorité morale, ne peut s’ériger en organe ni se substituer aux congrès et bureau politique dans leurs attributions respectives.
Pour eux, en décidant seul de la désolidarisation du PDC de la vision politique de la MP, Endundo, en sa qualité honorifique d’autorité morale, s’est arrogé indûment le droit de porter unilatéralement le changement à une option politique fondamentale. Ce, sans se référer aux instances compétentes du parti en cette matière. Ces cadres et militants considèrent qu’un tel comportement frise le despotisme et exclut tout débat politique au sein du PDC. En conséquence, ils ont formulé des recommandations pertinentes.
Ils ont premièrement réaffirmé leur appartenance à la Majorité présidentielle -MP. Deuxièmement, ils ont assuré leur soutien indéfectible à Joseph Kabila, Président de la République, autorité morale de la MP. Troisièmement, ils s’engagent à servir la République et à assumer en toute responsabilité les fonctions et rôles qui leur incombent au sein de différentes institutions du pays. Quatrièmement, ils ont appelé de tous leurs vœux la tenue du dialogue politique prôné par le Chef de l’Etat.
Ces cadres et militants du PDC ont profité de cette occasion pour remercier Joseph Kabila qui continue de renouveler sa confiance en leur parti en nommant un de leur aux fonctions de ministre de l’Environnement, Robert Bopolo. Une dizaine de membres du PDC ont signé cette déclaration dont Bienvenu Liyota et Bavon Nsa Mputu Elima, tous deux ministres honoraires de l’Environnement; Robert Bopolo, actuel ministre de l’Environnement; Sébastien Impeto, gouverneur a.i de l’Equateur, John Tokole Elongo, questeur de l’Assemblée provinciale de l’ex-Province Orientale, le député Anselme Enerunga, Lydie Ebenga, PCA de l’ACP et Annie Kayba, députée honoraire.
Sandrine N’TSHIRI                 

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